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    Le président Ramos prêt à renouer le dialogue avec les évêques

    Philippines: Polémique Eglise-Etat sur le contrôle des naissances (010993)

    Manille, 1erseptembre(APIC) Le président philippin Fidel Ramos est prêt à

    renouer le dialogue avec l’Eglise catholique des Philippines à propos du

    programme gouvernemental de contrôle des naissances que les évêques ont rejeté. Il y a deux semaines, la Conférence épiscopale, dans une lettre

    adressée au président Ramos par son secrétaire général, Mgr Nestor Carino,

    avait refusé l’invitation gouvernementale à une séance de conciliation,

    attendant un "climat plus favorable".

    "J’espère que le dialogue continuera, nous y sommes toujours prêts", a

    annoncé le président Ramos lors de sa conférence de presse hebdomadaire.

    Sur les 65 millions de Philippins, 85 % sont catholiques. Fidel Ramos

    est le premier président protestant de ce pays catholique, le seul en Asie.

    Dans cette question de la limitation des naissances, il n’y a pas un "grand

    conflit" avec l’Eglise catholique, estime le président Fidel Ramos. Son

    programme permet l’accès à la stérilisation ainsi qu’aux moyens de contraception naturels et artificiels. La croissance démographique aux Philippinnes, qui atteint 2,48 % par année, représente l’un des plus forts taux

    d’Asie. Il menace, selon le gouvernement, l’assainissement économique des

    Philippines. Le président Ramos qualifie le programme, qui devrait faire

    descendre le taux de croissance démographique à 2 %, d’affaire d’"intérêt

    national". Si l’évolution de la population n’est pas mise sous contrôle, la

    pauvreté continuera à croître, estime-t-on dans les milieux officiels.

    Le cardinal Jaime Sin, archevêque de Manille, a reproché aux organisations internationales de faire pression sur le gouvernement philippin et de

    faire dépendre de nouvelles aides de la promotion du contrôle des naissances dans le pays. Le 1er août dernier, le président Ramos avait invité les

    évêques à le rencontrer le 19 du même mois afin de discuter les problèmes

    soulevés par la politique familiale du gouvernement et de mettre fin à la

    controverse qui oppose depuis plusieurs mois celle-ci à l’Eglise catholique. Mais les évêques se sont décommandés dans une lettre datée du 16 août.

    Le 13 juillet dernier, une lettre pastorale avait été publiée dans laquelle les évêques catholiques accusaient la politique gouvernementale de

    mettre en danger la famille philippine. "Cette campagne tonitruante en faveur de la contraception et de la stérilisation sépare deux aspects (inséparables) de l’acte conjugal: l’expression de l’amour et la transmission de

    la vie: ceci est contraire à la volonté de Dieu", écrivaient-ils alors. Les

    évêques sont convaincus que le gouvernement philippin obéit aux diktats venus des Etats-Unis par le biais du Fonds Monétaire International (FMI) et

    de la Banque Mondiale, qui mettraient des conditions en matière de contrôle

    des naissances avant d’accorder des prêts. (apic/kpr/edfa/ucan/be/cb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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