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    Les détracteurs de l’évêque qui dérange demandent son transfert

    Philippines: Mgr Villena a le soutien des évêques et des supérieurs majeurs

    Manille, 15 novembre 1998 (APIC) La Conférence épiscopale des Philippines et l’Association des supérieurs majeurs ont pris fait et cause pour Mgr Ramon Villena, évêque de Bayombong, au nord des Philippines. Des représentants du gouvernement de la province de Nueva Vizcaya, au nord de Manille, appuyés par le Mouvement pour la réforme du diocèse, ont en effet réclamé le transfert de cet évêque au pape.

    Mgr Villena est accusé par ces détracteurs d’avoir dénoncé au cours d’une émission radiophonique la mollesse des politiciens et policiers dans la lutte contre les jeux illégaux. Autres griefs: le prélat aurait couvert des prêtres de son diocèse qui fréquentent des femmes, et enrôlé des étudiants et des enseignants dans des manifestations hostiles au pouvoir en place.

    Dans une lettre adressée à Mgr Villena, Mgr Oscar Cruz, archevêque de Lingayen-Dagupan, relève combien il est difficile de promouvoir le bien de son peuple en dénonçant la corruption, la drogue, les violations des droits de l’homme et la dégradation de l’environnement. "C’est pour cela, écrit-il, que tous les évêques de ce pays sont solidaires de vos efforts pour parler et agir contre des comportements aussi anti-sociaux. Le Christ a proclamé la vérité sur la dignité humaine et il a souffert pour cela".

    Selon le Père Joy Lawrence Santos, chancelier diocésain de Bayombong, Mgr Villena préfère pour le moment garder le silence, "afin de ne pas jeter de l’huile sur le feu". Il ajoute: "De toute façon, c’est le peuple lui-même qui prendra sa défense".

    Mgr Villena est le fer de lance de campagnes menées par l’Eglise contre les jeux illégaux, le non-respect des droits de l’homme et un projet gouvernemental de construction de barrages qui mettrait à mal l’environnement et les communautés indigènes. En outre, une enquête conduite en 1997 par le centre d’action sociale du diocèse sur la mort d’un supposé rebelle communiste avait mis en évidence la responsabilité d’un membre du gouvernement provincial. (apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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