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    L’Eglise se mobilise

    Philippines: Le procès du président Estrada commencera le 7 décembre à Manille

    Philippines, 4 décembre 2000 (APIC) Le président Estrada passera en jugement. Le Sénat des Philippines a refusé la demande de retrait des accusations formulées contre le président. L’acceptation de cette demande aurait interrompu la procédure de destitution contre le président Estrada. La première audience du procès contre le président, accusé de corruption aura lieu le 7 décembre. Le 13 novembre, la Chambre des Représentants avait déjà donné son accord pour la procédure.

    L’épiscopat des Philippines a commenté favorablement l’évolution de ce cas politique. Dans un communiqué publié à la fin du mois de novembre, Mgr Orlando Quevedo, président de la Conférence épiscopale des Philippines, déclarait: "Il existe une position commune des évêques sur l’urgence de la démission du président. Pour le bien de tous, le président Estrada doit se retirer".

    Le document dément aujourd’hui les rumeurs de divisions au sein de l’épiscopat. Les évêques ont utilisé "tous les moyens légaux et pacifiques", en déclarant que la démission était un bien pour le président lui-même. "S’il ne le fait pas?". Mgr Quevedo évoque trois possibilités: démission forcée: c’est la position du Cardinal Jaime Sin, et de la majorité des évêques. Si le président ne s’en vas pas de lui-même, il faut recourir à des manifestations de masse pour le contraindre à se démettre; destitution: certains évêques pensent que c’est la voie la meilleure pour enlever le pouvoir à Estrada; destitution et démission forcée: les évêques ne voient pas de contradiction entre l’appui à l’une et à l’autre solution. Les procédures, disent-ils, sont complémentaires.

    La divergence d’opinions sur la marche à suivre, souligne Mgr Quevedo, n’entame pas la position commune de l’épiscopat, qui demande à l’unanimité la démission du président. "L’Eglise et l’Etat doivent travailler ensemble pour le bien commun. L’Eglise est appelée à agir selon sa propre conscience" conclut le communiqué.

    Campagne pour la démission du président

    Aujourd’hui encore, l’Eglise relance la mobilisation des masses. Le secrétaire national de "Action Sociale, Justice et Paix" de la Conférence Episcopale, lance une nouvelle campagne pour expliquer aux couches les plus basses de la population pourquoi le président devait se démettre. La campagne veut atteindre les villages les plus éloignés dans les régions les plus lointaines du pays, grâce aux 79 centres diocésains d’"Action Sociale". Le secrétaire met l’accent sur la nécessité de moraliser le politique. Parmi les tracts et documents distribués à la population, il y a des exemplaires du "Pinoy Times", journal qui examine les activités du président. Les diocèses participent activement à la campagne, en organisant des congrès, des manifestations publiques, des veillées de prière, et en préparant des documents de protestation. (apic/fides/vb/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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