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    Le gouvernement de Gloria Arroyo sur la sellette

    Philippines: L’Eglise catholique condamne les assassinats de militants

    Manille, 9 juin 2006 (Apic) L’Eglise catholique des Philippines a condamné une recrudescence d’assassinats de militants et de journalistes, qui, selon un responsable, sont "massacrés comme des poulets", dans ce pays principalement catholique.

    "Ce n’est pas normal que des gens soient tués simplement parce qu’ils ont des "convictions politiques" différentes ou sont suspectés d’être "subversifs" ou de comploter contre le gouvernement", a déclaré l’archevêque Angel Lagdameo, président de la Conférence des évêques des Philippines, à l’agence oecuménique ENI.

    L’organisation de défense des droits de la personne Karapatan rapporte qu’au moins 73 militants de gauche ont été tués cette année et 152 en 2005, y compris des pasteurs et des militants en faveur des droits de la personne collaborant avec des Eglises. Plus de 140 autres militants ont été enlevés depuis 2001, don ton est sans nouvelles, ajoute-t-elle.

    L’organisation prétend que les assassinats et les enlèvements sont l’oeuvre d’agents suspectés de travailler pour le gouvernement, une accusation réfutée par le gouvernement de la présidente Gloria Macapagal Arroyo, qui rejette toute implication.

    Amnesty International a pour sa part pressé la présidente Arroyo de démanteler et traîner en justice tout groupe responsable des assassinats, rapportent à ce propos les médias philippins.

    Dans un récent communiqué, rappelle l’agence ENI, Mgr Lagdameo écrivait que "les assassinats laissent des blessures profondes dans la mémoire des gens, surtout dans celle des membres des familles". Aucun discours sur la sécurité nationale ne pourra effacer cette mémoire, insistait le prélat.

    Le lendemain, le gouvernement philippin promettait de prendre des mesures contre les responsables et déclarait avoir créé une force de police pour coordonner les enquêtes. La dernière victime en date est Sotero Llamas, un ancien rebelle reconverti en négociateur de paix ; il a été tué en plein jour par des assassins à moto le 29 mai.

    En 2005, des organisations religieuses du monde entier ont appelé la présidente Arroyo à enquêter sur les assassinats de militants des droits de l’homme aux Philippines. Les organisations comprenaient le Conseil oecuménique des Eglises, la Fédération luthérienne mondiale, l’Alliance réformée mondiale, Franciscans International et l’Alliance mondiale des YWCA. (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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