Philippines: Fin du Congrès de la WACC (201089)
Manille, 20octobre(APIC) Ouvert à Manille le 15 octobre par un discours
de la présidente des Philippines Cory Aquino, le premier Congrès de l’Association mondiale pour la communication chrétienne (WACC) qui réunit catholiques et protestants, s’est achevé jeudi 19 octobre par l’adoption d’un
Manifeste par les quelque 500 participants venus de plus de 70 pays. Le réseau mondial des mass media y est notamment présenté comme un conglomérat
étroitement lié aux pouvoirs politiques, économiques et militaires. Les
Eglises et les ONG sont invitées à "oeuvrer pour transformer cet état de
fait en donnant la priorité aux media que le peuple peut contrôler pour s’y
exprimer".
"La communication est aussi essentielle à la qualité de la vie que la
nourriture, le toit et le vêtement", affirment les participants qui rappellent qu’il y a dix ans déjà, le rapport McBride avait analysé le déséquilibre dans la communication sociale.
Après avoir souligné le lien étroit des mass media avec les pouvoirs
dans le monde, "qui tous deux traitent les êtres humains comme des objets
plutôt que comme des sujets", le Manifeste met l’accent sur le rôle de la
communication au service de communautés libres, justes et pacifiques au niveau local et international. La TV locale, les media traditionnels de la
culture des peuples, le théâtre, la vidéo et même des réseaux d’ordinateurs
alternatifs sont cités parmi les instruments servant à recréer les communautés dispersées.
Les auteurs du Manifeste font en outre un parallèle entre les media qui
empoisonnent la culture des peuples et les sociétés qui polluent l’environnement. Ils estiment que les moyens de communication ont un rôle décisif à
jouer, non seulement en contestant l’exploitation de l’environnement, mais
encore en rendant la parole aux victimes humaines de cette exploitation.
Le Congrès a en conclusion rendu hommage aux communicateurs, "qui portent une responsabilité redoutable". Il a qualifié de "prophètes contemporains" ceux qui sont persécutés ou même tués pour "avoir osé affirmer la
vérité". (apic/tb/spi/pr)