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    Le sort d’autres otages est encore incertain

    Philippines: Des islamistes ont décapité deux otages chrétiens

    Manille, 14 avril 2009 (Apic) Deux drames liés aux otages sur les îles de Mindanao et de Jolo ébranlent les Philippines. A Mindanao, l’organisation terroriste Abu Sajaf a décapité un deuxième otage, selon les médias du pays du 14 avril. Un premier otage avait déjà subi le même sort Vendredi Saint.

    Par ces décapitations, le groupe terroriste veut, selon les médias, réaliser son exigence de l’introduction d’un "impôt révolutionnaire" dans la région de Basilan. On ne sait rien quant au sort du troisième otage. Les trois hommes appartiendraient, d’après les explications d’Abu Sajaf, à une milice chrétienne. Ils auraient attaqué des combattants musulmans favorables à l’indépendance.

    L’Eglise reproche à Abu Sajaf de terroriser les villages chrétiens. L’évêque du lieu, Mgr Martin Jumoad, a appelé le groupe à mettre fin à ses "atrocités" contre les chrétiens. Un porte-parole de la marine a déclaré au quotidien "Philippine Star" qu’une des fractions de l’organisation rebelle musulmane "Moro Islamic Liberation Front" (Milf) devait collaborer avec Abu Sajaf. Le Milf aspire à une vaste autonomie des parties islamiques de l’île de Mindanao.

    D’autres otages sur l’île de Jolo

    Deux collaborateurs de la Croix Rouge Internationale sont aux mains des ravisseurs du groupe Abu Sajaf sur l’île de Jolo. Il s’agit d’un Suisse et d’un Italien. Les deux ont été enlevés dès le 15 janvier. Un troisième otage, originaire des Philippines, a été, à l’étonnement de tous, libéré, au début avril. Abu Sajaf exige le retrait des troupes philippines de l’île de Jolo.

    Les deux otages seraient ébranlés nerveusement et dans leur santé, a déclaré Richard Gordon, sénateur philippin et président de la Croix Rouge des Philippines, à la suite d’un appel téléphonique qu’il a eu avec eux. La Croix Rouge avait demandé cette conversation téléphonique pour avoir la preuve que le Suisse Andreas Notter et l’Italien Eugenio Vagni étaient encore en vie. (apic/kna/ak/js)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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