Peter Henrici, nouvel evêque
né le 31 mars 1928. Membre de la compagnie de Jésus, il est actuellement
professeur à l’Université grégorienne de Rome.
Son père Ernst est avocat dans la cité des bords de la Limmat. Sa famille est active dans le milieu catholique zurichois, sa mère est une cousine
du théologien Hans-Urs von Balthasar. Peter passe sa jeunesse dans la paroisse de St-Antoine où avec son frère Andreas il fait partie de la troupe
des scouts catholiques. En 1946, il obtient son baccalauréat avant de passer deux semestres à l’université de Zurich où il étudie la philologie
classique. En 1947, Peter entre chez les jésuites et poursuit ses études à
Pullach-Munich, puis à la Faculté des Jésuites St-Albert à Eegehoven/Louvain où il obtient sa licence en 1959. Il avait été ordonné prêtre entretemps en 1958 à Zoug.
Depuis 1960, le Père Henrici est professeur de philosophie contemporaine
à l’Université pontificale grégorienne à Rome. Entre 1972 et 1978, il est
doyen de la Faculté de philosophie, fonction qu’il occupe à nouveau actuellement. En 1978 il est le fondateur et le directeur du Centre interdisciplinaire sur les communications sociales de la Grégorienne. De 1973 à 1988,
il est membre du comité de direction de la Fédération internationales des
sociétés de philosophie. Il participe dès 1982 à l’édition et à la rédaction de la revue internationale Communio. Il fut aussi invité à donner des
cours à Munich, Innsbruck, San Francisco, Sao Paulo et Kinshasa. Professeur
depuis plus de 30 ans, le Père Henrici est resté néan,moins proche du travail pastoral et travaille dans une communauté de base à Rome. Il connaît
bien la situation zurichoise sans avoir été mêlé aux querelles de ces dernières années.
Au sein de son ordre, le Père Henrici est délégué du général des jésuites pour le Germanicum, le séminaire des jésuites allemands et hongrois à
Rome. Depuis 1992, il est consulteur de la Congrégation pour la doctrine de
la foi.
Par sa famille, le Père Henrici est resté lié à sa ville natale où son
frère est toujours avocat. Il est également très apprécié de ses confrères
suisses.
Parmi ses nombreuse publications on peut citer: "Hegel und Blondel" en
1958, "Afbruche Christlichen Denkens" en 1978, "Méditationkurs" en trois
volumes en 1991-1992. Ainsi que de nombreuses traductions de Jean Daniélou,
Maurice Blondel et Peter Faber. (apic/com/mp)