Lima, 1er mai (APIC/Pierre Rottet) Le Pérou est le pays d’Amérique latine
qui compte le plus grand taux de mortalité à la suite d’un avortement,
révèle aujourd’hui à Lima le député apriste Fernando Pilco Deza, auteur du
controversé projet de loi visant à légaliser la stérilisation.
Sur 60.091 femmes hospitalisées durant ces 12 derniers mois dans les
différents établissements hospitaliers du Pérou, a estimé le député de la
majorité gouvernementale apriste, 31.860 femmes y ont laissé leur vie à la
suite de complications multiples, hémoragies, etc.
La plupart de ces femmes, pour être de conditions sociales modestes et
généralement sans le sou, ont choisi de se faire avorter par des praticiens
douteux. L’absence de soins adéquats et de techniques médicales appropriées
sont à l’origine de la majorité des décès.
Selon le député Fernando Pilco Deza, 65 0/0 des femmes qui avortent sont
âgées de 18 à 30 ans, mais 15 0/0 ont entre 13 et 17 ans, le reste ayant
dépassé les 30 ans.
L’Eglise péruvienne est catégoriquement opposée au projet de loi visant
à légaliser la stérilisation récemment accepté par les députés. Elle
bénéficie également du soutien d’un vaste courant d’opinion. (apic/pr/bd)