Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Pérou : la Coordination des droits de l’homme (220494)

    dénonce le nettoyage meurtrier d’une "zone rouge"

    Bruxelles, 22avril(APIC) La zone de Huallaga, dans le département de Huanuco, au Pérou, a été récemment le théâtre d’actions de "nettoyage" particulièrement meurtrières. Selon les organisations des droits de l’homme, les

    sources concordent pour faire état d’assassinats massifs et de viols, révèle l’antenne belge du réseau ’Kairos’.

    Depuis le 1er avril, des raids en hélicoptères ont été menés contre les

    populations des hameaux situés sur la rive gauche du fleuve Huallaga, dans

    le district Juan José Crespo y Castillo et dans les environs de la province

    de Leoncio Prado, dans le département du Huanuco.

    Le 19 avril, la Coordination péruvienne des Droits de l’Homme s’inquiètait dans un communiqué des "assassinats massifs (qui) se commettent contre

    une population civile sans défense, dans le cadre d’actions antisubversives". La Coordination disait avoir appris le 11 avril l’assassinat par une

    patrouille de l’armée de huit paysans à Cayumba Chico (district de Mariano

    Damaso Bearun, province de Leoncio Prado), et précise qu’"il y avait parmi

    les victimes cinq femmes, dont trois fillettes". Les autorités elles-mêmes

    ont reconnu "des atteintes aux droits de l’homme".

    D’après le témoignage d’habitants qui ont fui la zone, des hélicoptères

    d’artillerie tireraient sur la population civile et des patrouilles de

    l’armée de terre tortureraient les survivants, violant les femmes et brûlant les vivres. Les villages les plus touchés jusqu’à présent sont Moena

    et Molluna, d’où on a retiré 13 cadavres non identifiés. Des journalistes

    de CNN et d’Univision, ainsi qu’un canal local, ont pu pénétrer dans la zone, pourtant bouclée par l’armée, et filmer les cadavres.

    La Croix-Rouge a exigé des garanties pour que les familles des victimes

    puissent reprendre et enterrer leurs proches, et pour que les témoins puissent être entendus en toute sécurité. "Le combat légitime contre la subversion ne peut justifier l’agression sans discrimination contre la population

    civile des zones que ces organisations ont cherché à contrôler", conclut la

    Croix-Rouge.

    Dernier bastion sendériste

    De son côté, le Commandement politico-militaire du Front d’Huallaga a

    renouvelé, dans un communiqué publié le 15 avril, son appel aux sendéristes

    pour qu’ils déposent les armes et se conforment à la "loi de repentance".

    L’offensive des patrouilles militaires du Front de Huallaga a pour objectif

    d’en finir avec le dernier bastion militaire du Sentier Lumineux. Les informations en provenance du Commandement signalent que, dans son avance à

    travers la zone, l’armée a essuyé huit attaques des Sendéristes et subi

    trois pertes humaines. "Nous les avons bloqués, ils sont pratiquement enfermés, nous avons obstrué toutes les issues. Ils n’ont plus d’échappatoire. Leurs chefs vont tomber d’un moment à l’autre et nous aurons ainsi atteint le but tant souhaité de la pacification dans cette région si malmenée

    du Pérou", déclare le chef de l’Etat-Major du Front de Huallaga, le Colonel

    "Jano". Le colonel explique que l’armée n’a pas bombardé la population civile, mais "rocketté" la zone... C’est-à-dire utilisé des armes lourdes à

    longue portée.

    "Nous sommes en guerre, et c’est pourquoi nous n’avons pas autorisé

    l’accès de la presse et de la Croix-Rouge, a-t-il ajouté, car c’est nous

    qui sommes responsables de ce qui pourrait leur arriver; de plus, ce sont

    des endroits situés en pleine forêt du Huallaga central."

    "Zones rouges"

    Dans cette zone, pourtant, selon les indications du Commandement conjoint des Forces Armées, entre le 27 février et le 8 avril, 1’027 sendéristes se sont rendus et ont adhéré à la "loi de repentance". Les zones de

    Huanaco et Tingo Maria ont toujours été considérées comme "zones rouges" en

    raison de la présence du trafic de la drogue et du Sentier Lumineux. Mais

    les habitants affirment que, ces derniers mois, il n’y avait pas de présence active du Sentier, ce que semble confirmer le chiffre des "repentis".

    Reste alors une question: ’pourquoi ces massacres?’ interrogent les organisations de défense des droits de l’homme. (apic/cip/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus