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    Disposition au dialogue de part et d’autre

    Pékin: La Chine veut améliorer ses relations avec le Vatican (080993)

    Pékin, 8septembre(APIC) Le gouvernement chinois fait montre d’intérêt

    pour "lentement améliorer" les relations avec le Vatican, a déclaré mercredi à Pékin le cardinal Roger Etchegaray, président des Conseils pontificaux

    "Justice et Paix" et "Cor Unum". Mgr Etchegaray, en visite officielle en

    Chine depuis vendredi dernier à l’invitation du Ministère des sports, estime dans un communiqué de presse que les autorités chinoises veulent ouvrir

    un nouveau chapitre dans le livre des relations mutuelles.

    Officiellement, il n’y a plus de relations diplomatiques entre la Chine

    et le Vatican. Les relations ont totalement été coupées depuis 1957, date à

    laquelle, sous la pression du gouvernement communiste, fut fondée par une

    poignée de prêtres et d’évêques (d’autres étant à la même époque en prison)

    l’Association patriotique des catholiques de Chine (APCC). L’APCC procéda

    dès l’année suivante aux premières élections et consécrations d’évêques

    sans l’accord de Rome. Mais dès 1951, l’internonce Riberi avait été expulsé, comme l’avaient déjà été auparavant la plupart des missionnaires étrangers, considérés comme des "agents de l’impérialisme". On était alors en

    pleine "guerre froide".

    Une Eglise qui se développe

    Le cardinal français a souligné mercredi à Pékin que sa présence était

    un "signe visible" que la République populaire de Chine à la volonté d’entretenir le dialogue avec le Vatican. L’Eglise catholique en Chine "se développe" et a le droit de bénéficier de la prière et de la solidarité universelle, afin qu’elle puisse aussi vite que possible retrouver une unité

    qui est encore actuellement déchirée, a laissé entendre l’envoyé du Vatican. Parmi les éléments permettant de retrouver cette unité, il y a la réconciliation avec le pape et la reconnaissance des relations avec le pape.

    Le cardinal Etchegaray a souligné qu’il n’était pas venu à Pékin comme

    "négociateur". Mais il peut dire que tous ses interlocuteurs en Chine ont

    exprimé le voeu de "changements". Le cardinal, rentrant mercredi à Rome,

    n’a pas voulu en dire plus aux journalistes, réservant la primeur de ses

    informations au pape Jean Paul II. Durant les cinq jours passés dans l’"Empire du Milieu", le cardinal français n’a en effet pas eu le temps de faire

    du tourisme.

    Les responsables religieux, tant à Taïwan qu’en Chine populaire, ont positivement réagi à cette visite, la considérant comme un pas positif permettant de promouvoir le plus rapidement possible la normalisation des relations sino-vaticanes, et même d’augmenter les chances d’une visite du pape en Chine, si souhaitée par Jean Paul II. Certains observateurs pensent

    que la Chine, en invitant un haut responsable du Vatican, désire aussi améliorer son image internationale, pour obtenir l’organisation des Jeux Olympiques de l’an 2’000. (apic/kna/ucan/be)

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