Utrecht, 1erfévrier(APIC) L’euthanasie active doit rester punissable, car
"aucun homme ne peut prendre sur lui la responsabilité de donner la mort à
un autre homme à la demande de celui-ci ni apporter son concours à son suicide". C’est ce que demandent les évêques des Pays-Bas dans "un appel urgent" adressé dimanche aux membres de la Deuxième Chambre législative.
Le document porte la signature de Mgr Hubertus Ernst, Administrateur
apostolique de Breda et vice-président de la Conférence épiscopale de Hollande. On peut y lire: "Comme évêques, nous reconnaissons que nous vivons
dans une société pluraliste, dans laquelle on a une approche différente même sur des valeurs fondamentales. Nous estimons toutefois pouvoir affirmer
qu’un consensus règne chez nous quant au devoir inconditionnel d’un Etat de
droit de garantir la protection de la vie humaine, quelles que soient les
circonstances. Cela vaut a fortiori pour ceux qui ne sont pas ou plus en
état de faire connaître leur volonté. Nous pensons ici non seulement aux
malades en phase terminale et à ceux qui sont dans le coma, mais aussi aux
nouveau-nés".
C’est la troisième fois en quinze mois que les évêques néerlandais reviennent sur la question. Une décision pourrait en effet tomber cette semaine à la Chambre, mettant fin à une controverse qui traine depuis vingt
ans. Seuls les partis au gouvernement - CDA (démocrates-chrétiens) et PvbA
(socialistes) - seraient prêts à approuver le projet de loi, tandis que
tous ceux de l’opposition s’y opposeraient pour des raisons diverses.
Même si le projet de loi était approuvé, ses adversaires n’ont pas renoncé à l’espoir de voir le Sénat marquer son désaccord. (apic/cip/ba)