Pays-Bas: le Conseil des Eglises fête son 25e anniversaire (140793)
Amersfoort. 14juillet(APIC) Le secrétaire général du Conseil oecuménique
des Eglises (COE), Konrad Raiser, a préconisé "une nouvelle formulation de
l’appel oecuménique qui puisse répondre aux aspirations de notre temps", en
s’exprimant récemment devant le Conseil des Eglises des Pays-Bas, qui célébrait son 25e anniversaire.
La vie oecuménique aux Pays-Bas, à l’époque de la formation du Conseil,
a estimé Konrad Raiser, fut un laboratoire d’inspiration pour le mouvement
oecuménique en général. Mais ils sont nombreux, parmi "cette génération de
68", à avoir perdu leurs rêves de jeunesse", a-t-il constaté.
Le secrétaire général du COE a en outre soulevé le problème de "l’érosion de la vie de l’Eglise traditionnelle" en Europe occidentale et aux
Etats-Unis, et évoqué le "sentiment croissant" que le dialogue entre Eglises avait "épuisé ses possibilités". Selon lui, "il est devenu urgent de
formuler à nouveau la vision du mouvement oecuménique" et d’accepter qu’il
"se manifeste en dehors des structures organisées".
Pour Konrad Raiser, la démarche entreprise par le COE pour inciter ses
Eglises à une réflexion sur la vision commune du Conseil et de l’oecuménisme devrait se poursuivre jusqu’à la prochaine Assemblée de 1998, qui marquera le 50e anniversaire du COE.
Le Comité central du COE devrait décider du lieu de cette Assemblée lors
de sa réunion en janvier 1994. Les Eglises membres des Pays-Bas ont adressé
une invitation et proposé qu’elle se tienne à Amsterdam, où s’était réunie
l’Assemblée de 1948, année de la fondation du COE.
L’avis du cardinal Cassidy
Pour le cardinal Edward J. Cassidy, ancien nonce apostolique aux PaysBas, aujourd’hui président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, le Conseil des Pays-Bas a été l’un des premiers Conseils nationaux à
compter l’Eglise catholique romaine comme membre à part entière. S’il subsiste encore certains problèmes pastoraux tels que le mariage mixte, a-t-il
dit, c’est parce que le dialogue théologique n’a pas pu régler les divergences "sur des questions liées à la nature et à la mission de l’Eglise".
"L’Eglise catholique a pris la décision irrévocable de s’engager en faveur
de l’oecuménisme". Mais, a-t-il précisé, l’Eglise catholique, qui estime
que l’objectif est la pleine communion, pense qu’un Conseil "se doit de
préciser ses limites". (apic/spi/pr)