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    Une enquête sur la formation des futurs prêtres

    Pays-Bas: l’Eglise pas sortie de la crise, estime Mgr Simonis (280989)

    Rome, 28septembre(APIC/CIP) Comment se porte l’Eglise des Pays-Bas ? Elle

    néglige trop "sa vraie tâche", la mission, estime le cardinal Adrianus Simonis, archevêque d’Utrecht et président de la Conférence épiscopale des

    Pays-Bas. Dans une interview accordée à la revue catholique "Il Regno" de

    Bologne le primat de Hollande estime que son Eglise est trop "démocratisée"

    "Notre Eglise est à ce point démocratisée qu’il nous faut parler, organiser des réunions, nous rencontrer, discuter (...) C’est un désastre, car

    on oublie la vraie tâche de l’Eglise, qui est la mission. Nous parlons trop

    de nous-mêmes, de nos difficultés et de nos tensions", déplore l’archevêque

    d’Utrecht. Mgr Simonis, qui reconnaît que nombreux sont ceux qui le jugent

    "trop sévère et trop restaurateur", ne cache pas que des tensions subsistent au sein de l’épiscopat des Pays-Bas. "Il y a une profonde unité dans

    la mesure où l’on comprend toujours mieux la situation, dit-il, mais, sur

    divers sujets, nous avons des opinions différentes".

    Ainsi, à propos de l’école catholique : "Nous sommes tous convaincus que

    nous devons préserver son caractère catholique, mais nous ne sommes pas

    d’accord sur la stratégie à adopter". Tous les évêques sont cependant

    d’avis que la règle du célibat sacerdotal doit être maintenue.

    Les théologiens hollandais ? Le cardinal relève que le Père Schillebeckx

    avec lequel il y a des difficultés, notamment à cause de sa christologie,

    prend de l’âge et que son influence s’est amoindrie. Par ailleurs, si l’on

    compare avec la France ou l’Allemagne, il n’y a plus aux Pays-Bas de théologiens d’envergure. Les religieux et les religieuses ? "Beaucoup ont des

    difficultés à se plier aux évêques". Les mouvements ? Certains, comme ceux

    de Marienbourg ou du 8 mai ne sont pas des mouvements ou des groupes de base, mais "des courants, et nous sommes convaincus qu’ils ne sont pas bons.

    On y trouve de bons éléments mais, en général, il s’agit de courants négatifs. Ils veulent changer la morale de l’Eglise et laisser tout à l’appréciation de la soi-disant conscience personnelle".

    Le cardinal Simonis annonce également que les instituts théologiques seront soumis à une enquête pour vérifier si la formation qu’y reçoivent les

    canditats au sacerdoce est adéquate. "Il y a des problèmes, des difficultés, des tensions, explique-t-il, et nous devons être sûrs que ces instituts théologiques proposent une formation conforme à la doctrine de l’Eglise". Concernant les reproches faits au pape notamment à propos de l’accession des femmes au sacerdoce ou en matière de morale sexuelle, le cardinal

    Simonis répond : "Les protestants n’ont pas de pape, ils ont ouvert l’accès

    des ministères aux femmes, ils sont moins rigoristes dans le domaine sexuel, mais ils n’en sont pas moins en difficulté; les défections y sont

    plus nombreuses qu’au sein de l’Eglise catholique. Je suis sûr que nous

    sommes confrontés à une profonde crise de la foi". (apic/jt/be)

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