Pays-Bas: création d’une conférence (150190)
Bruxelles, 15janvier(APIC) Une rencontre sur les Droits de l’homme organisée en ce début janvier a réuni à Huisen (Pays-Bas) des chrétiens de RFA,
de Belgique, de France et des Pays-Bas, tous engagés dans des groupes ou
commissions qui oeuvrent en faveur du respect de ces droits dans l’Eglise.
Le Vatican a été notamment l’objet de plusieurs critiques formulées par les
participants à l’issue de 3 jours de rencontre.
Plusieurs mouvements étaient représentés lors de cette rencontre, parmi
lesquels Christen rechte; Maria Magdalena; initiative "Kirche von Unten";
Droits et Libertés dans les Eglises; Femmes et Hommes dans l’Eglise; Mouvement néerlandais du 8 mai. L’attention prêtée par l’Eglise aux droits de
l’homme est récente, font remarquer les débatteurs: "Si le Droit canonique
de 1983 en fait pour la première fois mention dans un document juridique et
ecclésiastique, les droits de l’homme sont pourtant souvent ignorés de fait
dans la vie de l’Eglise (Statut des femmes, situation des laïcs, discrimination des homosexuels, manque de liberté dans la recherche théologique,
précarité des contrats et conditions de travail dans l’Eglise)".
Sans exclure le développement de contacts internationaux, les participants ont décidé "d’intensifier, sur le plan européen le plus large possible, une coopération qui consistera en un échange d’informations, en soutien mutuel d’une conscientisation accrue des chrétiens sur la question des
droits humains dans l’Eglise".
L’assemblée, qui a manifesté sa détermination de se faire entendre désormais comme une voix dans l’Eglise en Europe, exprime en outre son soutien aux théologiens qui ont adhéré à la Déclaration de Cologne. Elle a exprimé sa réprobation face à l’attitude du Vatican vis-à-vis de l’Eglise du
Brésil "à travers le désaveu des options qu’avait prises la Confédération
latino-américaine des religieux (CLAR) et le refus de la nomination par
celle-ci d’une religieuse comme secrétaire générale".
Le refus du Vatican de s’associer à l’effort du Conseil oecuménique des
Eglises (COE) pour "La Justice, la Paix et la Sauvegarde de la Création"
(JPSC) a également fait l’objet de critiques. La récente lettre du pape à
l’occasion de la Journée mondiale de la paix, datée du 8 décembre dernier,
l’a "totalement ignoré", affirme-t-on. Selon les participants, "la désignation par Rome de vingt experts au Rassemblement mondial de Séoul (6-12 mars
1990) ne saurait constituer à elle seule une véritable participation ecclésiale comme celle qui fut inaugurée par le Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE) au Rassemblement oecuménique européen de Bâle, en mai
1989". (apic/cip/pr)