Pax Christi et le carmel d’Auschwitz : (230889)
Lausanne, 23août(APIC) L’Eglise catholique ne désire en aucune manière
couper les bonnes relations qu’elle entretient avec la communauté juive,
affirme le mouvement pour la paix Pax Christi Suisse à Lausanne. Pax Christi soutient l’appel de son président international, le cardinal Franz Koenig, ancien archevêque de Vienne, qui a demandé que le carmel d’Auschwitz
soit déplacé et que les accords de Genève soient respectés.
Le mouvement, qui a participé à la traditionnelle "Route Internationale"
de Pax Christi rassemblant quelque 150 participants européens, a traversé
cette année la Pologne à l’occasion du 50e anniversaire du déclenchement de
la seconde guerre mondiale. Les pèlerins de la paix se sont en particulier
recueillis au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau avant de participer
à Berlin à un séminaire sur le dialogue judéo-chrétien. Séminaire qui a pu
se tenir malgré les nouvelles tensions judéo-catholiques causées par l’annonce faite par le cardinal Macharski de surseoir au transfert des carmélites d’Auschwitz. Les représentants juifs ont fait part de leur profonde inquiétude quant aux relations futures et de leur imcompréhension face aux
déclarations de l’archevêque de Cracovie.
Sans oublier les victimes catholiques polonaises ni les autres innocents
qui ont laissé leur vie dans les camps de la mort nazis, le cardinal Koenig
a affirmé qu’il était indispensable de "reconnaître que des hommes dans
l’Eglise et de l’Eglise en tant que communauté se sont rendus coupables à
l’endroit des juifs", comme l’affirme par ailleurs la déclaration "Nostra
aetate" lors du Concile Vatican II. Il a finalement insisté sur le fait que
"la reconnaissance de cette faute nous invite à nouveau à témoigner à l’endroit de nos ’frères aînés’, les juifs, d’une compréhension et d’un comportement qui en découlent". (apic/be)