à la générosité de ses lecteurs pour survivre
Un million de francs lui est nécessaire
Paris, 7juin(APIC) Georges Montaron, directeur de "Témoignage Chrétien",
lance un appel à la générosité des lecteurs pour que cet hedomadaire catholique de gauche puisse continuer à paraître. "Pour que TC ne disparaisse
pas, alimentez la caisse de notre trésorier, donnez-nous un million de
francs qui nous permettra de poursuivre notre publication dans l’indépendance à l’égard de tous les pouvoirs", affirme dans son éditorial du 5 mai,
le directeur de cette publication née dans les milieux chrétiens de la Résistance lors de la dernière guerre mondiale.
Georges Montaron avait espéré que "Témoignage Chrétien" aurait pu, comme
d’autres journaux français, bénéficier des idées d’Alain Carignon, ministre
de la Communication, qui préconisait deux mesures qui devaient apporter une
aide concrète et durable à la presse française. Une réduction de la TVA ramenée au taux zéro, comme cela existe dans plusieurs pays européens et une
extension aux heddomadaires à faibles ressources publicitaires de l’aide
accordée, selon ce critère à des quotidiens comme "La Croix", "L’Humanité",
"La Marseillaise". "Hélas, commente le directeur de TC, le ministre de la
Communication a dû faire marche arrière".
"Témoignage Chrétien" a pourtant des atouts, poursuit Georges Montaron.
"Nos abonnés demeurent fidèles". C’est à 90% qu’ils renouvellent leur abonnement. Il bénéficie aussi des avantages que lui procure son imprimerie.
Mais que faire quand un gros client - pour lequel nous avions acheté de
nouvelles machines - nous quitte dans le cadre d’une opération de restructuration mise en place par son éditeur? Malgré cela notre imprimerie tient
le coup. Tout le personnel est mobilisé et les rotatives modernes dont nous
disposons nous donnent certains gages pour l’avenir.
Le directeur de TC rappelle aussi que son journal a connu dans le passé
d’autres épreuves et qu’elles ont été victorieusement surmontées: économiques comme en 1947, ou politiques pendant la guerre d’Algérie quand le pouvoir s’acharnait sur nous. Et puis il y a eu les offensives des intégristes
qui brûlaient nos journaux devant des églises. A chaque fois nous avons tenu car, chaque fois, nos lecteurs se sont mobilisés avec nous". (apic/tcba)