Paris: symposium international à l’UNESCO (010290)
Paris, 1er février (APIC) Trois cents scientifiques de toutes les régions
du monde, parmi lesquels les plus grands noms de la génétique, dont huit
Prix Nobel, se sont réunis du 29 janvier au 1er février à la Maison de
l’UNESCO à Paris pour un symposium consacré à la "recherche sur le genome
humain: stratégie et priorité".
La recherche sur le genome humain a pour but de faire le point sur les
progrès spectaculaires de la génétique humaine et sur les perspectives
qu’ils ouvrent pour les pays industrialisés et les pays en développement.
Il s’agit aussi de comparer et d’évaluer les stratégies de recherche ayant
pour objectif de décrypter les quelque 100’000 gènes qui constituent le patrimoine héréditaire de l’homme et dont environ 1’200 sont actuellement
identifiés.
Les résultats des travaux ouverts par le directeur général de l’UNESCO
et les professeurs Giorgio Bernardi et François Gros ont été présentés jeudi 1er février au cours d’une conférence de presse à l’UNESCO, en présence,
notamment, du Père Olivier de Dinechin, délégué de l’épiscopat français
pour les questions morales concernant la vie humaine.
Cette recherche sur le patrimoine génétique devrait notamment favoriser
la prévention d’environ 4’000 maladies génétiques, le plus souvent transmises par hérédité. Ces maladies frappent un enfant sur cent et seraient responsables de plus de 30% de la mortalité infantile. Ainsi que l’a souligné
le symposium, l’avance dans ce programme, outre son intérêt scientifique,
conduira à poser dans ses applications de multiples problèmes éthiques et
juridiques.
L’initiative de l’UNESCO est particulièrement d’actualité au moment où,
à l’échelle mondiale, les problèmes bioéthiques retiennent au plus haut
point l’attention tant dans le domaine religieux que dans celui des pouvoirs publics au plan national et international. Ce symposium était co-parrainé par le COGENE (Comité sur l’expérimentation génétique du Conseil international des Unions scientifiques), l’UNESCO, la Communauté européenne
(CEE) la Fédération européenne des sociétés biochimiques (FEBS) et l’Union
internationale de biochimie (IUB). (apic/com/pr)