Paris : s’unir pour les droits de l’Homme avec le Quart Monde (181087)
Paris, 18octobre(APIC) C’est par un gigantesque spectacle son et lumière
que s’est achevé samedi soir à Paris le grand rassemblement international
organisé à l’occasion du trentième anniversaire du mouvement ATD Quart
Monde, fondé par le Père Joseph Wrésinski, plus connu sous le nom de "Père
Joseph". Les manifestations de la journée ont débuté par une messe célébrée
à Notre-Dame par Mgr Jean-Marie Lustiger, archeveque de Paris. Quelque
3’000 personnes étaient présentes à cet événement, dont 500 délégués des
familles du Quart Monde, venus de France, de Belgique, de Suisse, d’Angleterre, d’Italie, des Pays-Bas, etc.
Dans l’après-midi, une cérémonie de commémoration des victimes de la
misère s’est tenue sur l’esplanade du Palais de Chaillot, rebaptisée "Parvis des Libertés et des Droits de l’Homme". Sous le haut patronage de Corazon Aquino, présidente de la République des Philippines, la cérémonie a
rassemblé autour du Père Joseph des personnalités telles que Philippe Seguin, Ministre français des affaires sociales et de l’emploi, Claude Malhuret, Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, Simone Veil, ancienne présidente du Parlement européen, Jacques Chaban-Delmas, président de l’Assemblée Nationale, Michel Rocard et Georgina Dufoix, anciens ministres socialistes, le cardinal Jean-Marie Lustiger, etc.
Un hommage aux victimes de la faim et de l’exclusion sociale
Des artistes aussi étaient venus accompagner le Père Joseph : Serge Lama, à travers un message sur une musique de Christian Poulet, le ballet
Jean Guelis, avec Béatrice Pereira, John Littleton et 250 choristes, venus
exprimer par leur voix leur combat pour la liberté. En effet, les trente
ans du mouvement ATD Quart Monde n’ont pas seulement été évoqués au cours
de cette journée. C’est bien plutot un hommage aux victimes de la faim, de
l’ignorance et de l’exclusion sociale qui a été rendu par le Père Wrésinski
: "Millions et millions d’enfants, de femmes et de pères qui sont morts de
misère et de faim, dont nous sommes les héritiers. Vous qui étiez des vivants, ce n’est pas votre mort que j’évoque aujourd’hui en ce parvis des
Libertés, des Droits de l’Homme et du Citoyen. C’est de votre vie dont je
témoigne".
Les différents messages de cette journée se voulaient aussi une invitation à une action plus déterminée en faveur d’une solidarité collective
dans la lutte contre la pauvreté. Le Ministre Philippe Seguin l’a ainsi affirmé : "Il faut prévenir par des réponses concrètes et rapides, plutot
qu’etre contraints demain de trouver dans la précipitation des remèdes incertains... Il faut dire partout et toujours que la solidarité ne se divise
pas. Parce que, quels que soient les principes sur lesquels on entend fonder la solidarité - préoccupations morales, religieuses, philosophiques ou
simple souci d’éviter le trouble qui nait de l’inégalité sociale - elle ne
saurait etre sélective".
Le programme de la journée comprenait aussi dans un "Carrefour des
Droits de l’Homme" la participation d’associations humanitaires, des animations, des rencontres et des témoignages de pauvres sur un grand écran
animé par le journaliste de télévision Claude Sérillon. Un grand spectacle
son et lumière intitulé "Justice au Coeur" terminait la soirée avec la participation de 2’000 choristes et 1’500 acteurs du Quart Monde. (apic/vb/be)