Paris : ouverture de la 24ème Conférence générale de l’UNESCO (201087)
Paris, 20octobre(APIC) C’est le mardi 20 octobre que s’est ouverte à Paris la 24ème session de la Conférence générale de l’UNESCO, l’une des plus
importantes pour la vie de l’organisation. Elle aura notamment à élire le
nouveau directeur général : le Conseil exécutif vient de recommander à la
Conférence générale, qui se prononcera le 7 novembre, la candidature du
biochimiste espagnol Federico Mayor Zaragoza, ancien ministre de l’éducation et de la science de son pays et qui fut directeur général adjoint de
l’UNESCO.
On a beaucoup parlé dans les médias, ces dernières semaines, des difficultés que le Conseil exécutif a rencontrées pour parvenir à ce choix concernant la succession de l’actuel directeur général, Amadou Mahtar M’Bow,
qui a retiré sa candidature. On peut espérer que les résultats de la prochaine Conférence générale consolideront l’espoir quant à l’avenir de l’
UNESCO , si important pour sa mission à travers le monde, et spécialement
dans les pays en développement, au service de l’éducation, de la culture,
de la communication et de la science. L’opinion publique ne connait malheureusement pas suffisamment les résultats de l’activité concrète de l’organisation depuis quarante ans et a été quelque peu troublée par les récents
débats du Conseil.
Le Saint-Siège participe à la Conférence générale par une délégation de
neuf observateurs dirigée par Mgr Angelo Felici, nonce apostolique en France, assisté de Mgr Lorenzo Frana, observateur permanent du Saint-Siège
auprès de l’UNESCO. La délégation comprend un spécialiste du développement
(le Père Philippe Laurent), de l’éducation (Soeur Claire Herrmann), de la
culture (Père André Bouler), de la communication (Pierre Reynaud), ainsi
que le conseiller ecclésiastique et le secrétaire général du Centre catholique international pour l’UNESCO: le Père jésuite François Russo (questions scientifiques) et Jean Larnaud. La délégation du Saint-Siège interviendra dans le débat d’orientation générale le 26 octobre.
Près de vingt organisations internationales catholiques participent aux
travaux. Ceux-ci ont été préparés par le Conseil exécutif, qui a recommandé
d’adopter un plafond budgétaire provisoire de 348.833.000 dollars pour les
années 1988-1989. Le Conseil exécutif a largement discuté les problèmes
concernant la famille. Tout en tenant compte des changements des structures
et des fonctions de la famille, il a reconnu que celle-ci était la cellule
de base de la société et jouait un role fondamental dans la transmission
des valeurs culturelles et éthiques. Il a approuvé le principe de la proclamation d’une année internationale de la famille, et a souhaité que l’UNESCO accorde une attention particulière au role de la structure familiale
dans le programme d’avenir de l’organisation.
Sur la demande de M. M’Bow, directeur général, le Conseil a précisé que
la célébration de cette année devrait favoriser une réflexion d’ensemble
sur le role de la famille dans l’éducation et l’épanouissement de l’enfant.
Après avoir examiné la question des libertés académiques dans les territoires arabes occupés, le Conseil a demandé aux autorités d’occupation de
respecter les conventions de Genève et de La Haye, et de sauvegarder les
libertés académiques des Universités et autres institutions éducatives et
culturelles. Cela vise spécialement les cinq Universités de Cisjordanie et
de Gaza (notamment l’Université catholique de Bethléhem) et les collèges
d’enseignement superieur. Le Conseil s’est félicité du rapport de l’envoyé
de l’UNESCO, le Père jésuite Edouard Bone, professeur à l’Université catholique de Louvain et ancien secrétaire général de la Fédération Internationale des Universites catholiques. Quinze mois d’enquete fort difficile lui
ont permis de présenter un rapport dont les membres du Conseil ont apprecié
la haute qualité. Le directeur général lui demandera de poursuivre sa mission, y compris à Jérusalem et dans le Golan. (apic/ccic/be)