Paris, 2novembre(APIC) Les Equipes Ouvrières Protestantes (EOP) ont tenu
leur 23ème Assemblée générale sur le thème : "Comment réagissent et agissent ouvriers et employés face aux nouvelles stratégies patronales ?". Les
écoles de pensée sont diverses : tayloriens, néo-tayloriens, californiens,
management participatif, "saturniens". S’il est difficile de discerner en
France une stratégie uniforme, il existe une forte cohérence autour d’une
mode : "Hier les patrons voulaient qu’on leur obéisse. Désormais ils veulent qu’on les aime...".
Quel role les syndicats ont-ils à jouer à une époque ou l’on se plait à
dire qu’ils meurent ? Faut-il attendre que le patronat ait besoin d’eux à
la fois comme forces organisées et comme relais d’opinion pour des "projets
d’entreprise ?" Faut-il aller dans le sens d’un syndicalisme participatif,
par entreprises, ou revendicatif, par branches d’activité ?
Réfléchir à ces questions de la façon la plus ouverte possible en se
donnant les moyens de connaitre et de comprendre les arguments de chefs
d’entreprises, de syndiqués, de non syndiqués, mais aussi de non salariés
et de chomeurs, c’est un des enjeux des EOP. Un cahier de travail sur ce
thème sera disponible à partir du 1er décembre.
Les EOP rassemblent des ouvriers et employés sans responsabilité de commandement, de l’industrie et des services, ainsi que des chomeurs. Cette
association compte une vingtaine de groupes réguliers qui débattent de
questions professionnelles, mais aussi sur les grandes questions de la vie
(formation, santé, immigration,...), des groupes de travail ponctuels sur
les nouvelles technologies, le théatre, la lecture de la Bible par exemple,
un réseau de connaissances, d’amitié et de solidarité, des rencontres internationales (en RFA, en Italie, en Cote d’Ivoire en 1988), des universités de printemps pour pré-retaités et des universités d’été.
(apic/cip/cor)