Paris, 23septembre(APIC) Au cours d’une conférence de presse, Mgr
Plateau, archeveque de Bourges, a précisé la position de l’épiscopat
français quant à la question des rythmes scolaires et, en particulier, des
mesures de suppression du congé du mercredi au profit du samedi, prises
dans plusieurs villes de France.
L’action en justice de Mgr Plateau et les réactions qu’elle a provoquées
dans l’opinion publique française donne aujourd’hui à l’Eglise au-delà de
l’immédiateté de l’événement l’occasion d’entreprendre une réflexion plus
approfondie sur sa place dans un Etat laic et sur le rythme de vie des
enfants. Le débat catéchétique ne doit pas, en effet, etre dissocié d’une
réflexion globale sur les rythmes scolaires au nom de l’intéret meme de
l’enfant, a estimé Mgr Plateau. C’est sans doute une des conséquences qu’il
faut tirer du mouvement inéluctable vers la libération du samedi. En tout
cas, L’Eglise de France - et ses réactions le prouvent - se refuse à ce que
l’enseignement religieux en fasse les frais.
Le caté: patrimoine culturel et inspiration de toute vie sociale
Les discussions sur la catéchèse soulèvent par ailleurs un autre débat,
plus vaste, celui de la culture religieuse dans l’éducation des enfants.
Cet élément culturel, et notamment la tradition judéo-chrétienne, apparait
indispensable, faute de laisser sortir de l’école des enfants incultes.
L’Eglise doit à cet égard, exercer une sorte de service d’intéret public, a
affirmé Mgr Plateau. Dans ce débat toutefois, l’opinion publique y compris
catholique, demeure en général loin de la problématique des éveques. Malgré
l’intéret des familles dès que l’on aborde la question plus large du rythme
de vie des enfants, la mentalité française reste très marquée par l’idée
que la religion et notamment l’enseignement de la foi, doivent s’inscrire
dans le domaine privé de la vie. Or, cette perspective va à l’encontre du
role meme de la foi, qui doit inspirer la totalité de la vie.
Mgr Plateau reconnait donc qu’une longue opération de sensibilisation de
l’opinion publique doit etre menée pour expliquer les véritables enjeux du
débat. Il a en outre annoncé qu’un temps de débat public était prévu sur ce
thème lors de l’assemblée plénière du Conseil permanent en novembre
prochain. (apic/vb/cr)