Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Pour le P. De Dinechin, la discussion est encore ouverte

    Paris : la FIVETE toujours au centre des discussions (150188)

    Paris, 15janvier(APIC) Après la rencontre le samedi 9 janvier à Rome entre les responsables des Universités catholiques pratiquant la fécondation

    in vitro (FIVETE) et les autorités vaticanes, les problèmes de bioéthique

    sont plus que jamais d’actualité. Le Père Olivier De Dinechin, jésuite,

    délégué de l’épiscopat français pour les questions de morale concernant la

    vie humaine, a apporté sur cette question jeudi soir à Paris l’éclairage du

    théologien et du bioéthicien. Il a notamment souligné que la discussion

    n’était pas aussi fermée que l’on pouvait le penser.

    Le Père de Dinechin souligne d’abord que l’Eglise encourage la recherche, mais la soumet à des impératifs éthiques : toute recherche n’est pas

    bonne. Les directives romaines retardent donc momentanément la recherche,

    mais n’impliquent pas un renoncement; elles peuvent permettre de découvrir

    d’autres axes de recherche, de développer d’autres filières pour remédier

    aux problèmes de la stérilité. Le grand péché, rappelle-t-il, c’est la convoitise, la volonté de s’emparer du don de Dieu.

    En matière de recherche médicale, il s’agit à la fois de recevoir et

    d’être actif, tout en respectant certaines limites. Or, l’homme se laisse

    souvent prendre à l’image d’un Dieu qui convoite, alors que Dieu est un

    Dieu qui donne. Quelle doit être l’attitude des couples vis-à-vis du document romain "Donum Vitae" concernant notamment les problèmes de fécondation

    artificielle? L’Eglise, selon le théologien, appelle les couples stériles

    chrétiens à chercher quel appel leur est demandé pour une autre fécondité

    ou encore leur demande de faire le deuil de l’enfant désiré, le deuil,

    c’est-à-dire un travail psychologique au bout duquel l’homme parvient à

    vivre en l’absence de celui qui est très proche.

    Un problème de conscience

    Néanmoins, remarque le jésuite, si des couples ne comprennent pas qu’il

    puisse y avoir un appel particulier de Dieu dans leur stérilité et estiment

    en conscience qu’ils doivent recourir à la FIVETE, qu’ils le fassent. Le

    critère de l’acte moral est d’être un acte pris par une conscience éclairée.

    Concernant la partie du document romain "Donum Vitae" sur le respect de

    la vie humaine naissante, le Père De Dinechin fait remarquer qu’il s’agit

    là d’un document du magistère de très haut niveau, devant être pris en considération par la conscience chrétienne, sans que pour autant le texte ait

    la valeur d’une encyclique par exemple. Ce qui, en dernier ressort, va être

    déterminant, estime-t-il, c’est d’une part son degré d’autorité, d’autre

    part les circonstances dans lesquelles il s’inscrit et enfin la constance

    de cet enseignement dans l’histoire et la manière dont le document est reçu

    par le peuple de Dieu. Dans ce cas précis, il s’agit d’un domaine nouveau

    relevant de la recherche.

    Dans "Donum Vitae", la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, prend

    d’ailleurs des positions différentes selon les thèmes abordés : elle

    réaffirme le respect dû à l’embryon humain et se montre ferme - soutenue en

    cela par tous les épiscopats - sur sa condamnation de la fécondation

    hétérologue. Quant à la fécondation homologue, elle utilise l’expression

    suivante : "bien que chargée d’une moindre négativité éthique". Ce que

    résume le Père De Dinechin par ces mots : "Il existe dans ce document des

    ’non’ majuscules et des ’non’ minuscules". Pour le théologien, le fait que

    Rome accepte que la discussion continue avec les Universités catholiques,

    notamment, montre que la situation n’est pas aussi fermée qu’on a pu le

    penser. (apic/vb/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus