Paris : la Conférence de l’Unesco se préoccupe de (091189)
Paris, 9novembre(APIC) La 25e Conférence générale de l’UNESCO à Paris se
préoccupe de l’environnement et de l’aménagement des ressources naturelles.
Plusieurs organisations catholiques sont intervenues dans ce débat.
Mme Le Bret de l’Organisation mondiale des anciens et anciennes élèves
de l’enseignement catholique (OMAAEEC), conjointement avec la Fédération
internationale des mouvements d’adultes ruraux catholiques (FIMARC), représentée par Mme Lecerf, a regretté la dégradation croissante de la situation
sociale, économique et environnementale des ruraux, notamment par des situations catasrophiques parfois irrémédiables : défrichages inconsidérés,
brulis et érosion des terres, utilisation excessive de produits chimiques,
etc.
Des exemples significatifs au Mexique, au Portugal, au Rwanda et en
Corée ont été notamment cités. Dans chaque continent, des paysans
organisés, souvent avec l’aide d’ingénieurs ou de techniciens, seuls aussi
parfois, cherchent des modes de production alternatifs pour lutter contre
la pollution et respecter les équilibres écologiques. Leurs efforts
demeurent trop souvent ignorés des pouvoirs publics et de ce qu’on appelle
la grande agriculture.
A l’occasion de la décennie mondiale du développement culturel, les
organisations rurales de la FIMARC, en lien avec l’OMAAEEC, appuient
totalement les idéaux de l’Unesco. Elles sont concernées par le respect du
patrimoine, des valeurs culturelles, de la qualité de la vie, par la
maîtrise des technologies modernes conjointement, lorsqu’elles le jugent
souhaitable, avec la remise en valeur des savoir-faire traditionnels.
Il s’agit en fait de relever un énorme défi : être à l’écoute de la
nature pour découvrir l’équilibre et la complémentarité des êtres vivants
afin de gérer la terre, sans la détruire, pour le service de tous les
hommes.
De son côté, Mme Gast, au nom de Pax Christi international, a insisté
sur l’environnement et ses relations avec les droits de l’homme. "Il faut
constater que les rédacteurs des déclarations des droits de l’homme ont
supposé que l’être humain existait, vivait sur la terre sans risque d’en
disparaître.. Ils ont par force omis le droit primordial de naître sur une
planète habitable, de se développer dans un milieu favorable, de jouir de
la beauté de ce monde, d’avoir, en un mot, un environnement satisfaisant".
La notion d’un environnement supportable, c’est-à-dire non détruit par
le progrès même, fait depuis peu du chemin non seulement parmi les
responsables d’Etat mais également dans la société en général. Les médias
peuvent avoir un rôle fort important dans ce domaine. Les solutions ne
peuvent qu’être globales et internationales.
Les organisations non-gouvernementales jouent un rôle essentiel dans
cette action d’information et d’éducation, et peuvent être un instrument de
liaison entre les diverses institutions intergouvernementales, favorisant
également l’interdisciplinarité des recherches : comme par exemple la
participation de l’Unesco dans le cadre du programme "l’homme et la
biosphère". (apic/ccic/bd)