Paris, 19juin(APIC) Lors de la 22e Conférence générale des Organisations
internationales non gouvernementales (ONG) qui s’est déroulée au siège de
l’Unesco dans la 3e semaine de juin, M. Federico Mayor, directeur général
de l’Unesco, a exprimé le souhait que son organisation soit aussi présente
sur le terrain aux côtés des plus démunis, à l’exemple des ONG. Il a concrétisé le renforcement de l’appui de l’Unesco aux ONG en créant une division à part entière, chargée de la coordination et du développement des relations de l’Unesco avec les ONG, qui constituerait en quelque sorte une
banque de données sur les ONG afin de mieux connaître leurs services concrets à la communauté internationale dans les domaines qui relèvent de la
compétence de l’Unesco.
M. Federico Mayor, pour illustrer son désir d’une meilleure collaboration, a notamment déclaré: "Si l’Unesco doit continuer d’exercer sa
fonction essentielle de lieu d’échange et de coopération intellectuelle et
scientifique, elle doit aussi être présente sur le terrain aux côtés des
plus démunis, alors que bon nombre de vos organisations sont actives dans
les communautés de base. L’Unesco n’a sans doute pas établi jusqu’ici des
relations suffisantes avec les ONG au plan de son action opérationnelle."
Le directeur général ajoute: "l’Unesco doit être à la fois un laboratoire, un médiateur, un centre d’échanges, une passerelle, un foyer d’innovation et un catalyseur". Et de conclure: "Le troisième plan, à moyen terme,
dont vient de se doter l’organisation, s’inscrit dans la recherche de ce
que vous me permettrez d’appeler ’une morale internationale nouvelle’, celle qui ordonne les rapports des peuples sur le socle de leur interdépendance solidaire et qui, tout en maintenant le génie de chacun d’eux, fait prévaloir l’ambition unitaire de l’humanité sur les intérêts particuliers qui
la divisent".
Cette préoccupation éthique a été largement reprise par de nombreuses
interventions de représentants d’ONG. On a ainsi mis l’accent sur la nécessité de mieux articuler la réflexion intellectuelle de l’Unesco à l’échelon
international et l’action sur le terrain. L’Unesco souhaite que se développent davantage à l’avenir de nouveaux partenariats avec les ONG.
Parmi les grandes préoccupations qui sont revenues le plus souvent dans
les interventions, on peut relever: l’année internationale de l’alphabétisation, la décennie mondiale du développement culturel, les problèmes liés
à l’enfance et à la jeunesse et l’année internationale de la famille.
(apic/ccic/ba)