Paris, 5février(APIC) L’UNESCO vient de publier deux ouvrages importants
dans le cadre du Programme Hydrologique International (PHI), l’un des
grands programmes scientifiques de l’organisation. Il vise à répondre à un
besoin majeur en raison de l’importance de l’eau spécialement dans les pays
en voie de développement: assurer une gestion rationnelle des ressources en
eau. Il est intéressant de noter que, malgré leur retrait de l’UNESCO, les
Etats-Unis continuent à participer à cette activité.
Dans le cadre de celle-ci, l’UNESCO, dont on connaît l’action depuis
quarante ans en matière d’édition, publie régulièrement une série remarquable de travaux, "Etudes et rapports d’hydrologie", dus à des spécialistes hautement qualifiés. Ces derniers jours viennent de paraître dans cette collection deux ouvrages d’importance particulière pour tous ceux qui
s’intéressent au développement:
No 33: "Les eaux souterraines dont l’existence et l’abondance sont encore
très insuffisamment reconnues" (300 pages et nombreux croquis, en versions
française, anglaise et espagnole).
No 39: "Aspect hydrologique des sécheresses" (172 pages, en versions française et anglaise)
Ces études sont sans doute assez techniques, mais très clairement rédigées. Elles sont accessibles à des non-spécialistes et méritent l’attention
de tous ceux qui contribuent à quelque titre que ce soit à des réalisations
concernant les problèmes de l’eau: détection des zones favorables,
construction de puits, forage, mesures pour éviter les pollutions, irrigations. Les organismes qui, à travers le monde, soutiennent des projets de
développement ayant l’eau pour objet, devraient davantage bénéficier de
telles études. Elles leur offrent la possibilité de décider des projets à
soutenir de façon plus pertinente, de mieux les concevoir et mieux les
gérer.
Des erreurs pouvant être reconnues et corrigées ont été commises dans le
passé. Elles ont pu avoir des conséquences graves du fait que les responsables des projets n’avaient pas assez mesuré la necessité d’une connaissance moins empirique et plus scientifique des problèmes de l’eau. Toute
cette recherche, notamment en faveur des pays du Tiers-Monde, nécessite une
organisation de travaux qui appellent une coopération internationale que
seul peut assurer ce grand programme de l’UNESCO. (apic/ccic/bd)