Justice et dimension spirituelle
Paris, 16juillet(APIC) Tandis que les chefs d’Etat des sept pays les plus
riches du monde étaient réunis à Paris, un autre sommet se tenait, à Paris
également : "L’autre sommet économique", dont le but est de "mettre en évidence les disfonctionnements du mode de développement actuel et proposer
des solutions aux problèmes qui menacent l’humanité". Les responsables de
sept peuples parmi les plus pauvres - du Burkina Faso à l’Amazonie, en passant par le Bangladesh - participaient à ce "sommet", ainsi que de nombreuses personnalités du monde politique, agricole, artistique, de la recherche
et des organismes internationaux.
"Nous sommes convaincus que ces rencontres seront sans lendemain si la
dimension spirituelle de l’homme reste mise à l’écart", ont déclaré un
certains nombre de participants, croyants appartenant à diverses
confessions. Pour rappeler cette dimension, ils ont invité "tous ceux qui
partagent cette conviction" à une heure de prière le samedi 15 juillet au
soir en l’église Saint-Merri dans le quartier des Halles à Paris.
Ce sont quelques 250 personnes qui se sont rassemblées dans le silence
au coeur de l’un des lieux les plus animés de la capitale. Musulmans,
indous, chrétiens, juifs, bouddhistes... chaque religion a exprimé sa
prière, à laquelle se sont associés tous les participants. Juifs et
chrétiens avaient songés au mêmes textes du prophète Isaïe, sur le jeûn et
le partage. "Que je sois heureux; que mes proches soient heureux; que tous
les êtres vivants soient heureux", fit dire à la foule un bonze en robe
safran... En ouverture à chaque prière, un cierge était allumé. Un temps de
silence et de méditation suivait chaque intervention.
Quelques offrandes furent apportées sur la table centrale - pain, vin,
lait, pétales de rose... - avant la prière finale au "Dieu de vérité, que
les hommes divers nomment de divers noms". Les participants ont déclarer
dans cette dernière prière : "Aide-nous à t’aimer assez pour aimer tous
ceux qui t’aiment et t’invoquent comme nous, assez pour aimer ceux qui te
prient et te pensent autrement, assez pour vouloir du bien à ceux qui nous
veulent du mal, assez pour vouloir du bien à ceux qui te renient ou t’ignorent. Le bien de revenir à toi". (apic/mjh/bd)