A la suite de Vatican II et du Synode sur les laïcs
Paris, 24novembre(APIC) Les 20 et 21 novembre, quelques 200 chrétiens
-catholiques et protestants, paroissiens, militants de mouvements, animateurs de communautés, pasteurs, curés, théologiens- se sont rassemblés à
Paris pour un Forum intitulé: "Droits et libertés dans les Eglises".
Vingt ans après le Concile Vatican II qui reconnaissait le droit à la
liberté religieuse, des chrétiens constatent en effet des manquements aux
libertés fondamentales dans les pratiques ecclésiales et surtout une
absence de garantie institutionnelle pour ces mêmes libertés. Suivant de
peu le Synode catholique sur les laïcs, le Forum s’est voulu une
manisfestation sereine d’opinion publique dans les Eglises, une expression
de la foi de femmes et d’hommes déterminés à obtenir des garanties pour
leurs libertés de croyants, un lieu de recherche théologique sur le droit
ecclésial. Des carrefours ont permis de soulever quelques’uns des aspects
ou l’exercice de ces droits se heurte à des réticences: gestion
démocratique des communautés locales, protection et écoute des théologiens
chargés de confronter la "foi de nos pères" avec les défis de la culture
contemporaine, recherche liturgique, exercice du ministère et célibat,
élaboration de la doctrine morale dans les Eglises, ...
Sans apporter de réponse tranchée, le Forum a offert la possibilité de
confronter des expériences (tels que celles des paroisses St Bernard ou St
Hyppolite à Paris), de remobiliser les chrétiens sur ces questions dans le
souci de ne pas laisser mourir la dynamique initiée par Vatican II.
Cependant sur la plupart des thèmes évoqués, notamment l’innovation
liturgique, des positions parfois inconciliables se sont affirmées, sans
qu’une décision soit finalement prise sur la question de la solidarité avec
les victimes d’actes d’arbitraire. En France, contrairement à la situation
existante en Allemagne ou aux Pays-Bas, le silence, une certaine réserve,
semblent être l’attitude généralement adoptée par les personnes concernées
par des mesures d’exclusion quelles qu’elles soient.
Au terme du colloque, une instance française et européenne chargée
d’assurer ultérieurement la gestion des objectifs et résolutions du Forum
sera mise en place. (apic/vd/bd)