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    Paris : Federico Mayor au forum de "Telerama" (061088)

    Décennie du développement : on oublie la culture

    Paris, 6 octobre (APIC) Federico Mayor, directeur général de l’UNESCO,

    était le 5 octobre l’invité d’honneur du 4ème Forum de "Telerama", hebdomadaire d’opinions sur la radio, la télévision, le cinéma et les disques.

    Cette manifestation, qui a rassemblé près de 300 participants, avait pour

    thème "Culture et développement". Federico Mayor en a profité pour faire le

    bilan de la Décennie du développement des Nations Unies.

    Federico Mayor a rappelé que les résultats de la première Décennie du

    développement n’avaient pas été à la hauteur de ce que l’on espérait car la

    composante culturelle y était insuffisamment prise en compte, en un mot, on

    avait oublié l’homme. Lancée par les Nations Unies, la Décennie mondiale du

    développement culturel a pour moteur l’UNESCO, qui souhaite que le développement tienne compte de la personne, développe sa liberté créatrice ainsi

    que sa responsablilté sociale.

    Dans le débat qui a suivi, M. Colin, un des responsables de l’Institut

    international de recherche et de formation pour l’éducation et le développement (IRFED), a souhaité que l’UNESCO intervienne au cours de cette

    décennie auprès des autres institutions des Nations Unies, surtout celles

    qui travaillent sur le plan économique comme le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, afin qu’elles tiennent beaucoup plus compte de la

    dimension culturelle de l’action en faveur du développement.

    Un autre participant, à la suite de certains articles sur la situation

    culturelle en Roumanie, a demandé quelle action menait l’UNESCO pour enrayer la destruction de monuments culturels en Roumanie. Federico Mayor a

    évoqué l’action qu’il avait entreprise auprès des autorités de ce pays et

    souhaite qu’en ce cas comme d’autres (Chypre, Angkor), il y ait non seulement une campagne de sensibilisation à l’échelon international, mais que

    l’on utilise davantage les instruments juridiques, notamment les conventions, que l’UNESCO essaie de faire systématiquement ratifier par tous les

    Etats du monde.

    Claude Julien, directeur du "Monde diplomatique", a, quant à lui, posé

    la question de la communication entre culture et économie : on reproche

    beaucoup à l’UNESCO et à d’autres institutions des Nations Unies de se politiser, mais jamais les institutions internationales comme l’ONUDI, le

    Fonds monétaire ou la Banque mondiale, n’ont eu la tentation de se "culturiser". (apic/ccic/bd)

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