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    Peintre officiel du l’Empereur de Chine à la Cour de Pékin

    Paris:Exposition des peintures du Frère Castiglione, jésuite (110790)

    Paris, 11juillet(APIC) Le Frère Guiseppe Castiglione, jésuite missionnaire et peintre italien, est au sommet de trois rencontres entre la Chine et

    l’Occident: celle de l’art, du pouvoir et des religions. En son honneur, le

    Musée Guimet expose ses oeuvres picturales en cette année du cinquième centenaire de la naissance de saint Ignace de Loyola, fondateur de la

    Compagnie de Jésus, avant de les transférer, en août, au meeting international de Rimini.

    Le Frère Castiglione était à la cour de Pékin le peintre officiel de

    l’Empereur de Chine. Les oeuvres de Lang Shining (pseudonyme de Guiseppe

    Castiglione) sont exposées au Musée des Arts Asiatiques: estampes gravées

    sur cuivre, peintures sur soie, portraits de l’Empereur entouré des mandarins et de ses armées victorieuses. Le jésuite a exercé une influence

    certaine sur les peintres qui lui ont succédé.

    On découvre ainsi les rapports de tolérance, d’entente, voire de convergence que le christianisme a entretenus avec la civilisation chinoise durant des siècles. Dès le VIIème siècle, sous l’influence nestorienne, la

    Bible fut traduite en chinois par édit de l’Empereur. Sur une stèle du VIIIème siècle, un exposé théologique illustre le syncrétisme religieux; un

    manuscrit fait l’éloge de la Trinité ("Les Trois Majestés")...

    En 1583, le premier jésuite missionnaire en Chine, Matteo Ricci, s’impose dans la classe savante des mandarins et introduit le christianisme à la

    cour de l’Empereur. Les coutumes chinoises sont insérées dans la liturgie

    romaine. Mais les essais d’"inculturation"s’achèvent par la "querelle des

    rites" au XVIIIème siècle et par la suppression de la Compagnie de Jésus en

    1773 par Rome (rétablie au XIXème siècle). Signes de l’ingéniosité missionnaire des jésuites: une "Vie de Jésus" illustrée, catéchisme de la famille

    impériale, où Jérusalem devient une cité d’Extrême-Orient; une statuette de

    l’Enfant Jésus du XVIIème siècle que d’incultes Occidentaux assimileraient

    à un Bouddha... (apic/pnd/gar)

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