Paris, 26octobre(APIC) Il existe des laics responsables d’aumoneries dans
des lycées parisiens. Ils travaillent à plein temps ou à temps partiel et
sont rémunérés. Leur vie est le résultat d’un choix délibéré pour lequel
ils ont renoncé à des carrières plus flatteuses, à des salaires plus avantageux. Ils ne sont ni des modèles, ni des exceptions.
Ils s’appellent Françoise, Jacques, Martine. Françoise Pelet travaille
dans l’aumonerie des étudiants depuis 28 ans. On lui a confié des responsabilités de plus en plus grandes : Françoise est aujourd’hui adjointe au Directeur des Aumoneries de l’Enseignement Public de Paris, le Père Michel
Dubost. Son salaire - un SMIC proche de celui du clergé diocésain - n’augmente pas en proportion de ses responsabilités. Elle partage sa vie avec un
petit groupe de femmes qui ont fait le meme choix.
Jacques Tribout est polytechnicien, ingénieur des ponts et chaussées.
Aujourd’hui il partage son temps entre l’enseignement, l’aumonerie du lycée
Paul Valéry et une formation théologique au Centre Sèvres. Itinéraire peu
banal que le sien : pendant cinq ans il a été missionnaire laic en Equateur, dans le diocèse de Rio Bamba, grace au CEFAL (Commission Episcopale
France Amérique Latine). Il est rentré en France pour faire des études
théologiques et obtenir un diplome canonique.
Deux étudiantes, de 18 et 20 ans, sont responsables avec Jacques de
l’Aumonerie Paul Valéry. Elles débutent, elles aussi, en cette rentrée scolaire. Une équipe toute neuve, mais qui trouve une maison solide. La prière
et la formation biblique y tiennent une grande place. Coté matériel, le GPC
(Groupe des Parents Catholiques) assure. Il remplit toutes les taches, meme
le secrétariat. Une Aumonerie comme celle-ci, c’est beaucoup de monde : le
pretre, vicaire d’une paroisse voisine, 20 à 25 animateurs, étudiants ou
élèves du second cycle, les parents, les responsables de niveau, les foyers
d’accueil et environ 300 jeunes.
Martine Delloye est titulaire du DEFA (Diplome d’Etat pour les Fonctions
d’Animation). Pendant sept ans, elle a géré la maison de quartier du Grand
Pavois porte Balard. C’est en février 1981 qu’elle a franchi le pas : elle
sera responsable d’Aumonerie de l’Enseignement Public. Pendant six mois elle se forme auprès de celle qu’elle va remplacer. En septembre, elle se
retrouve seule responsable de l’Aumonerie du lycée Lamartine. Un pretre
l’assiste dans sa tache, un religieux salésien de Don Bosco.
Son premier objectif est de faire de cette aumonerie un lieu d’accueil.
Martine se sait qualifiée pour cette fonction : "Mon premier boulot", affirme-t-elle. Pour qu’il y ait vie, il faut que tous ceux qui passent
soient acteurs; pour cela il faut guetter leurs gouts : par exemple, le
club guitare a existé le jour ou un jeune est venu avec son instrument.
Martine "entoure" les jeunes tout en poursuivant sa préoccupation essentielle : les conduire au Christ. Elle anime jusqu’à huit groupes par semaine. Dix étudiants du second cycle conduisent les autres. Depuis l’année
dernière Martine est l’adjointe du Père Michel Dubost pour la formation des
responsables d’Aumonerie. (apic/pnd/cor)