Paris, 16octobre(APIC) le 14 octobre la Commission épiscopale du monde
ouvrier a réaffirmé avec fermeté quelques-uns des principes qui doivent
dicter l’attitude des chrétiens envers les exclus et les laissés pour compte de la société. Certains sont abandonnés à la précarité, marginalisés,
rejetés parce qu’étrangers, sacrifiés, assistés par quelques compensations
faisant appel à la bienfaisance. Au mieux, ils devraient se satisfaire d’un
minimum social garanti. d’autres sont performants, dynamiques. Ils bénéficieraient de nombreux moyens.
La Commission affirme : "Nous ne pouvons accepter un monde dont la logique serait de produire n’importe quoi, pourvu que cela rapporte, se vende, donne du pouvoir; un monde ou la réussite financière occulte les
faiblesses économiques, un monde ou sont inégalement répartis les efforts
et les sacrifices demandés. Avec beaucoup d’autres, dont ils partagent quotidiennement, dans divers milieux sociaux, les luttes et le dynamisme créateur, les chrétiens ne peuvent accepter que soient sacrifiées des générations, à commencer par celles des jeunes. Au coeur meme de la précarité d’aujourd’hui, des chemins se dessinent, dès qu’il est fait appel à toute la
ressource humaine. Si la société veut assurer la justice pour tous, elle
doit prendre en compte prioritairement la situation des faibles, des immigrés et des sans-droits. C’est toujours l’honneur d’un groupe humain,
comme d’un Etat, de faire en sorte que les disparités de départ soient compensées par des chances nouvelles offertes par l’organisation sociale, par
une législation adaptée et des confrontations indispensables. La foi stimule l’imagination créatrice des acteurs sociaux, et reconnait en chaque homme, fut-il un étranger, un frère".
Une volonté de poursuivre l’oeuvre commencée
Cette déclaration a été adressée aux Commissions épiscopales des milieux
indépendants, du monde rural, des migrations, et à la Commission sociale de
l’épiscopat, avec lesquelles la Commission épiscopale du monde ouvrier souhaite favoriser, dans les années qui viennent, une réflexion prolongée sur
cette option en faveur des plus pauvres, les perspectives qu’elle ouvre et
les moyens à mettre en oeuvre. (apic/vb/cor)