Paris;: création de la Fraternité (170990)
Paris, 17septembre(APIC) La Fraternité missionnaire des prêtres pour la
ville, annoncée il y a quelque temps déjà par le cardinal Jean-Marie Lustiger, prend vie. Une messe célébrée le 23 septembre à Notre-Dame de la Croix
de Ménilmontant (Paris) l’officialisera. Le Père Dominique Aubert en deviendra le Supérieur. Certains prêtres de cette nouvelle Fraternité seront
mis à la disposition des évêques d’Ile de France qui leur confieront une
mission. Ils exerceront sans doute leur ministère auprès d’une population
jeune, cosmopolite et qui se renouvelle rapidement.
Ménilmontant ne ressemble plus à la chanson d’antan. Le quartier prend
des allures de ville nouvelle. Par ses placettes et ses rues en pente, il
conserve cependant plus de charme que les villes surgies du béton. Mais
avec les rénovations de l’Est parisien, sa population devient comparable à
celle des grands ensembles de banlieue. C’est un bon cadre pour le démarrage de la Fraternité Paris;: création de la Fraternité (170990).
Le Père Dominique Aubert, curé de Notre-Dame de la Croix, accueille le
petite équipe de prêtres (trois pour l’instant) engagés dans cette action
pastorale annoncée par le cardinal Lustiger comme une des initiatives du
diocèse pour les dix ans à venir.
Le Père Aubert est encore sous le choc de la remarque d’un jeune musulman: "Vous êtes tous morts là-dedans. Votre église est toujours fermée".
Aujourd’hui, même l’hiver, on aperçoit du boulevard de Belleville, à 400
mètres en contrebas, la grande croix dressée à l’intérieur de la nef. L’accueil paroissial se faisait il n’y a pas si longtemps, dans une boutique du
quartier. Aujourd’hui, il s’est déplacé dans la sacristie ouverte sur la
rue et l’église. "On entre peut-être plus volontiers dans une église que
dans un centre paroissial. Lieu de silence et de beauté, elle constitue une
sorte de no man’s land où incognito les premiers pas sont plus faciles à
faire. Même s’il faut gravir une bonne cinquantaine de marches, comme ici".
Dans ce quartier à forte population immigrée (plus de 40%), où la pratique chrétienne est limité (800 personnes sur 30’000 habitants viennent aux
messes dominicales), trente personnes, actives ou à la retraite, composent
l’équipe d’accueil. Certaines, cette année, ont même retardé leur départ en
vacances pour assurer le service. (apic/ndp/pr)