Paris,3septembre(APIC) La deuxième Conférence des Nations Unies sur les
pays les moins avancés (PMA) s’est ouverte à l’UNESCO lundi matin en présence de Monsieur Javier Perez de Cuellar, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, de Monsieur François Mitterrand, président de la
République française, et de nombreux chefs d’état et de gouvernement. 2’000
participants de 150 pays y assisteront jusqu’au 14 septembre.
C’est le gouvernement français qui accueille cette Conférence dont la
tenue a été décidée en 1987 par l’Assemblée générale de l’ONU. Comme en
1981, la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement) a été chargée des préparatifs de la conférence. Malgré un programme d’action en faveur des PMA pour les années 80 adopté à Paris en 1981
lors de la première Conférence sur les pays les moins avancés, la situation
socio-économique des PMA a continué à se détériorer.
On connaît les efforts des chrétiens en faveur du développement, suivant
notamment ainsi les demandes souvent réitérées du Pape Jean-Paul II et de
ses prédécesseurs: "Les responsables des nations et des organisations internationales... ne doivent pas oublier de donner la première place au phénomène croissant de la pauvreté" (Encyclique "Sollicitudo rei socialis").
Onze nouveaux pays sont venus s’ajouter à la liste des PMA, portant leur
total à 41 en 1990. Ils totalisent 400 millions d’habitants. 28 de ces pays
sont en Afrique, les autres dans le Pacifique, au Moyen-Orient et dans les
Caraïbes. Parmi les handicaps, signalons la pauvreté générale, la faiblesse
du produit national brut, le taux d’alphabétisation peu élevé (généralement
inférieur à 20%), sans oublier la très basse capacité industrielle. La situation est préoccupante, notamment du fait de l’effondrement des prix des
produits de base et des difficultés d’exportation de leurs produits manufacturés. Pendant les années 80, les apports financiers internationaux
n’ont cessé de diminuer. Il faut tenir compte également de la récente déstabilisation idéologique et politique dans les pays de l’Europe de l’est,
ce qui limite le soutien international. Les obstacles intérieurs sont également importants: très grande variété de situations dans les PMA, qui ne
se réfèrent pas toujours suffisamment aux programmes d’action pour établir
leurs plans de développement, taux d’accroissement de la population élevé,
politique intérieure instable.
De nombreuses organisations non gouvernementales participent à cette
conférence. La plupart sont déçues par les maigres résultats obtenus ces
dernières années. Le Saint-Siège est représenté par une délégation dirigée
par Mgr Jorge Mjia, vice-président du conseil pontifical "Justice et Paix".
(apic/com/gar)