Paris, 18octobre(APIC/Laurent Viel) Un an après l’appel lancé par le Père
Joseph Wresinski, fondateur du Mouvement ATD-Quart Monde, affirmant que la
misère est une violation des droits de l’homme, un millier de personnes se
sont rassemblées lundi 17 octobre à Paris pour une commémoration des victimes de la misère. A cette occcasion, un "Prix Wresinski" a été décerné pour
la première fois, honorant l’action de l’anthropologue péruvien Ugarte
Ochoa au service des plus démunis.
Le 17 octobre 1987, le Père Wresinski, décédé depuis, rassemblait
100.000 défenseurs des droits de l’homme autour du "Parvis des libertés et
des droits de l’homme", au Trocadéro. Il y inaugurait une dalle exprimant
le refus de la misère. Sur l’inscription on peut y lire: "Là ou des hommes
sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés.
S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré".
Les nombreuse personnalités rassemblées lundi autour de ce témoignage
gravé dans la pierre ont rappelé son actualité tout comme la nécessité d’un
engagement inlassable contre la misère. "Seul l’investissement de l’homme
dans l’homme peut faire renaître des hommes anéantis par la privation de
tous leurs droits", a notamment souligné Mme De Vos Van Steenwijk, présidente d’ATD-Quart Monde.
La commémoration a aussi pris un relief particulier, une semaine après
le vote par le parlement français du "Revenu minimum d’insertion". Ce dernier, qui vise la réinsertion des exclus de la société, concrétise aussi
l’action de Joseph Wresinski. Au-delà de ce premier pas, l’action continue
pour ATD, comme l’ont illustré les témoignages remis par des familles du
Quart Monde venues de tous les continents. (apic/lv/pr)