chances et limites d’une nouvelle diversité"
800 personnes débattent de la question lors d’un colloque
Paris, 7décembre(APIC) Pour mieux saisir la diversité et la communion à
l’intérieur de l’Eglise catholique, le journal "La Croix-L’événement" a organisé samedi 5 décembre, à Paris, un colloque autour du thème "Catholiques
en France: chances et limites d’une nouvelle diversité". Un historien, des
journalistes, l’évêque de Versailles, Mgr Jean-Charles Thomas, ainsi que
des témoins aux sensibilités ecclésiales diverses, se sont penchés, devant
quelque 800 personnes, sur les questions qui agitent la vie de l’Eglise.
Pour Etienne Fouilloux, professeur d’histoire du christianisme du XXe
siècle à l’Université de Lyon, qui a ouvert la journée avec un exposé sur
l’évolution de l’Eglise catholique depuis la deuxième guerre mondiale, "il
y a un écart entre les positions sociales et internationales qui sont partagées et les positions théologiques et morales qui divisent les catholiques à l’intérieur et ne sont pas comprises au dehors".
Autres intervenants durant cette journée: le pasteur Jacques Stewart,
président de la Fédération protestante de France, et Blandine Kriegel, professeur de philosophie morale et politique à l’Université de Lyon. Selon le
premier nommé, "les clivages de l’Eglise sont transconfessionnels, il faut
cesser de vivre l’oecuménisme da façon aussi étriquée". Et ce dernier de
proposer "un Concile vraiment universel, sans tutelle où nous pourrions exprimer nos divergences". Même son de cloche du côté de Blandine Kriegel,
pour qui "l’Eglise doit contribuer par une parole à la guérison de la société". L’intervenante a en outre mis l’accent sur la participation de
l’Eglise au "grand combat pour les droits de l’homme".
Orateur lui aussi durant ces débats, Mgr Jean-Charles Thomas a pour sa
part relevé qu’il s’agit "non pas de rencontrer la diversité, mais de la
vivre". Une diversité qui dépasse les vieux clivages manichéens gauchedroite, intégristes/progressistes, conciliaires/anticonciliaires pour se
situer en termes d’incarnation et de transcendance, d’enracinement temporel
et d’éternité. L’Eglise dans le monde, a-t-il conclu, c’est aussi la parole
qu’elle donne face aux grandes questions qui préoccupent nos contemporains:
la morale privée, le rapport de l’autorité et de l’opinion publique et le
rôle des femmes dans l’Eglise... (apic/ecl/pr)