Paris: appel du BICE à propos des événements du Moyent-Orient (250489)
Paris, 25avril(APIC) Le Conseil du Bureau International Catholique de
l’Enfance (BICE) s’inquiète des conditions dans lesquelles vivent les enfants au Moyen-Orient. Dans un communiqué publié mardi 25 avril à Paris, il
déclare en effet avoir pris connaissance "avec grande inquiétude de la situation dramatique faite aux enfants dans certains pays" de cette région,
notamment au Liban et dans les territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie.
Lors de son Conseil de printemps tenu à Paris, le BICE a examiné cette
situation, telle qu’elle lui a été presentée par ses différents Bureaux et
ses membres de par le monde. Il a notamment été saisi de la question dramatique des enfants au Moyen-Orient, relève le communiqué. Bien que n’étant
pas une agence de financement, le BICE a decidé de dégager, par mesure
d’urgence, une contribution financière à l’action d’un des ses membres actifs au Liban (les frères des écoles chrétiennes).
Au Liban, souligne le communiqué, "des enfants sont à nouveau les victimes innocentes d’une guerre meurtrière, aussi bien par sa durée que par son
intensité. Le droit à la paix est un droit fondamental de la personne humaine". Le BICE, poursuit le communiqué, à la vocation et la mission d’être
"le defenseur, l’avocat, et donc la voix des enfants quels qu’ils soient":
il lance en leur nom un appel pressant à tous les Etats, communautés, instances internationales, pour que tout soit mis en oeuvre pour faire
respecter et protéger le droit des enfants à l’existence, à la dignité et à
la paix.
En outre, dénonce le communiqué, dans les territoires occupés de Gaza et
de Cisjordanie, depuis près d’un an et demi, pratiquement toutes les écoles
ont été fermées ou sont dans l’impossiblité de fonctionner. Cela sur ordre
du gouvernement israélien. "L’absence aussi durable d’enseignement entraîne
fatalement le retour de l’analphabétisme qui sera difficilement ’rattrapable". Ce climat de desoeuvrement et de violence crée des perturbations
très graves dans ce moment décisif du développement des enfants, relève le
communiqué. Selon le BICE, cette destruction de l’infrastructure culturelle
constitue une atteinte grave au droit de l’homme, et plus précisement au
droit des enfants à l’éducation, dans le respect de leur indentité nationale et de leur culture.
A la veille de la conclusion des travaux engagés par les Nations Unies
en vue de l’adoption d’un projet de convention sur les droits de l’enfant,
et avant les travaux du prochain Conseil exécutif de l’UNESCO qui va se
pencher sur cette douloureuse question, le BICE en appelle à la conscience
de toute la communauté internationale pour que, ici comme ailleurs, soit
mis fin à de telles situations, aussi tragiques qu’intolérables. "Là ou la
vie matérielle et spirituelle d’un seul enfant est menacée, c’est toute
l’humanité qui est martyrisée. Il est urgent de faire la paix, conclut le
communiqué. (apic/pr)