"Témoignage chrétien" condamné pour diffamation
Paris, 9mai(APIC) Le lundi 9 mai, la 17ème chambre correctionnelle de Paris a rendu son jugement dans le différent qui opposait le "Figaro" à
"Témoignage chrétien" dans l’Affaire Pellecer. Elle a condamné le Père
Charles Antoine, journaliste à "Témoignage chrétien", pour diffamation du
"Figaro" et de son journaliste, M. Bonomo. Dans ses attendus, elle a considéré que la défense était irrecevable en raison d’une argumentation trop
faible et non-probante. La défense, pour sa part, exprime sa déception devant le jugement qui a été rendu, estimant qu’il n’y a pas eu de véritable
débat entre les parties et que ses arguments n’ont pas été suffisamment
pris en compte. Il reste à "Témoignage chrétien" à prendre la décision d’un
éventuel recours en justice. (apic/vb/bd)
L’Affaire Pellecer : rappel (090588)
Paris, 9mai(APIC) Le Père Pellecer, jésuite guatémaltéque, avait le 30
septembre 1981, lors d’une conférence de presse organisée par le régime militaire guatémaltèque, rapporté, après avoir disparu pendant près de 4
mois, des propos divergents totalement de ses conceptions personnelles antérieures. Il avait, entre autres, dénoncé le combat communiste de toute
une frange de l’Eglise. Cela avait fait comprendre à ses amis qu’il avait
subit un lavage de cerveau.
Le Père Charles Antoine, jésuite et directeur de l’agence DIAL (Diffusion de l’Information sur l’Amérique latine) avait publié l’intégralité de
la conférence de presse dès novembre 1981. Or le 24 avril 1982, le "FigaroMagazine" publiait "La confession d’un jésuite révolutionnaire", propos du
Père Pellecer. Mais le Père Charles Antoine, reprennant le texte du Figaro,
constatait que ce n’était pas un texte de première main. C’est alors qu’il
l’écrit dans son dernier livre et qu’il en parle dans "Témoignage chrétien"
en novembre 1987. Cela lui vaut d’avoir à répondre devant le tribunal de
l’accusation de faux portée contre M. Bonomo qui avait fait paraître "La
confession".
L’audition des parties avait eu lieu le 11 avril devant la 17ème chambre
correctionnelle de Paris. Comme nous l’avions écrit à l’époque, c’est le
choix préférentiel de l’Eglise pour les pauvres qui était au centre du
procès et qui a été condamné... (apic/bd)