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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Qu’est-ce qu’un synode ?

    Paris: 7e Congrès international de droit canonique (240990)

    Paris, 24septembre(APIC) Le droit canon, une discipline qui fait peur au

    simple chrétien. Et pourtant 400 canonistes du monde entier vont se poser

    des questions d’une brûlante actualité: qu’est-ce qu’un synode ? Patrick

    Valdrin, doyen de la Faculté de droit canonique de Paris et auteur d’un article publié par l’hébdomadaire "Paris Notre Dame", est l’un des intervenants du 7e Congrès international de droit canonique qui se tient à l’Unesco du 22 au 28 septembre à Paris.

    Le thème de la synodalité vient de trouver un intérêt nouveau en France

    avec la multiplicité des synodes diocésains. Pourtant la pratique synodale

    est ancienne dans l’Eglise. Elle remonte aux premiers siècles où les évêques se sont réunis pour résoudre des problèmes en commun. Derrière la nécessité de cette concertation, on a vite compris qu’il s’agissait de la

    réalisation d’un principe constitutif de l’organisation de l’Eglise. C’est

    pourquoi, aujourd’hui encore, à propos des institutions ecclésiales traditionnelles et récentes, les nombreuses questions qui se posent, tant aux

    responsables qu’aux fidèles eux-mêmes, dépassent le domaine purement procédural ou strictement institutionnel. Elles concernent d’une manière générale les principes mêmes de l’organisation de l’Eglise, principes ecclésiologiques et théologiques que le droit réalise et protège. On l’a dit pour les

    synodes diocésains: pour beaucoup ils sont une "école des ministères" parce

    qu’ils exigent de la part des fidèles de comprendre ce qu’est l’Eglise.

    Le congrès de droit canonique qu’organise la Faculté de droit canonique

    de Paris propose de faire émerger ces principes d’organisation, grâce à une

    étude systématique des institutions de l’Eglise où sont mises en oeuvre,

    d’une manière organique, le devoir et le droit de tous de participer à

    l’édification du Corps du Christ. Ces institutions sont connues: la plus

    solennelle d’abord, le "Concile oecuménique", qui donne forme et efficacité

    juridique à la collégialité des évêques autour du primat; la plus actuelle

    ensuite, le "Synode des évêques", qui aide le pape à exercer sa charge de

    pasteur de l’Eglise universelle; la plus controversée, la "Conférence des

    évêques" dont on cherche aujourd’hui à définir le statut théologique et son

    rôle dans la fonction d’enseignement; les plus oubliés, les "Conciles particuliers" qui ont pourtant joué un grand rôle dans l’histoire; la plus

    proche des fidèles d’un diocèse, le "Synode diocésain"; et enfin, celles

    qui relèvent aussi de la synodalité, les "conseils" au niveau diocésain.

    La synodalité, un principe incontournable

    Ces institutions sont très différentes et ne peuvent être réduites l’une

    à l’autre. Toutes elles organisent la participation mais en tenant compte

    du statut des personnes défini surtout sacramentellement. On sait quelle

    vigueur a apportée le Concile Vatican II à la vie de l’Eglise en rééquilibrant d’une manière solennelle l’ecclésiologie du XVIIIe siècle, ecclésiologie juridique, hiérarchisée et cléricale. Il a revalorisé la participation, reçue dans le baptême, aux grandes fonctions que le Christ a confiées

    à l’Eglise: enseignement, sanctification et rassemblement de l’humanité.

    Cette participation trouve une institutionnalisation dans les structures

    synodales citées plus haut, mais elle s’exerce toujours dans un lien essentiel au ministère épiscopal dont la synodalité est une dimension constitutive de l’exercice.

    Le congrès devrait permettre de cerner les éléments constitutifs de la

    synodalité. On admettra qu’elle s’inscrit dans la logique de la structuration hiérarchique de l’Eglise. Mais comment, aujourd’hui, peut-elle être

    mise en oeuvre de telle sorte qu’elle réponde aux aspirations des fidèles

    tout en correspondant à l’être profond de l’Eglise ? D’ores et déjà, on

    peut dire que la synodalité apparaît comme un principe incontournable de

    l’organisation de l’Eglise parce qu’il fonde celle-ci sur un élément spécifique de l’Eglise, le fait d’être une "communio ecclesiarum" ou communion

    d’Eglises particulières (diocèses), rassemblées autour des évêques en communion hiérarchique avec le primat de l’Eglise. Toutes les structures de

    participation de l’Eglise ont pour but d’exprimer et de renforcer la communion de l’Eglise pour remplir la charge missionnaire que le Christ lui a

    confiée, communion des évêques avec le pape, communion des prêtres, communion des fidèles de tout statut, etc... C’est ce point qu’il faut creuser

    et développer pour voir en quoi il peut rendre légitime une organisation

    ecclésiale spécifique. (apic/pnd/gar)

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