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    Des appels à plus d’intériorité

    Paris : 24ème Conférence générale de l’UNESCO (281087)

    Paris, 28octobre(APIC) "Tous ensemble, a affirmé mardi M’Bow devant la

    24ème Conférence générale de l’UNESCO, faisons en sorte que le monde prenne

    conscience de la place qu’occupe Tyr dans son passé commun, mais aussi dans

    son avenir commun. Faisons en sorte que chacun, au Liban mais aussi dans le

    reste du monde, sache les dangers qui menacent ce site et qu’il participe à

    l’effort commun en vue de sa protection et de sa préservation pour les

    générations à venir". Devant les représentants des 158 Etats membres, le

    directeur général a ajouté que l’UNESCO a mis au point un "Programme

    d’alerte patrimoine." Ce programme, a-t-il précisé, "vise à arreter le processus de dégradation générale du site, en mettant fin aux destructions et

    aux fouilles clandestines, au pillage et à l’exportation illicite, à la

    défiguration et à la détérioration des monuments".

    Le débat général se poursuit avec les interventions des chefs de délégation. On y note une insistance sur la décentralisation des activités de

    l’UNESCO, sur l’importance de la future décennie mondiale du développement

    culturel et sur le role de la famille. Il est intéressant de noter que le

    chef de la délégation de la Finlande, le ministre de l’éducation Christoffer Taxell, a précisé que les pays nordiques, et spécialement la Finlande,

    étaient résolument attachés pour l’avenir, à la coopération multilatérale.

    Il a réaffirmé l’importance qu’ils attachent aux Nations Unies et à ses

    agences spécialisées.

    L’UNESCO devrait se préoccuper davantage de la religion et de la foi

    Le délégué de l’Iran, le ministre de la culture, a déclare pour sa part

    qu’"il est certain que les moyens matériels à eux-seuls, quelque développés

    et sophistiqués qu’ils soient, ne sauront assurer aux hommes ni bonheur, ni

    les instruments nécessaires pour résoudre leurs problèmes. L’homme et la

    société humaine ne peuvent vivre sans une base spirituelle dans cet exil

    qu’est le monde matériel : c’est ainsi qu’il convient que l’UNESCO se

    préoccupe davantage et sérieusement de la religion et de la foi, d’autant

    que si cette organisation aspire à demeurer fidèle à ses objectifs, elle

    doit donner la possibilité à toutes les cultures d’etres présentes dans son

    enceinte. A cet égard, il lui revient de laisser se manifester les pensées

    religieuses, les croyances et les valeurs hautement spirituelles. N’est-il

    pas vrai que certaines cultures ou civilisations sont entièrement édifiées

    sur la base de la religion, et que celle-ci a influencé une part importante

    de beaucoup d’autres cultures et civilisations?".

    Est également intervenu Mgr Michel Descamps, représentant de l’Office

    international de l’enseignement catholique. Coopérant étroitement au programme de l’UNESCO, l’Office, par ses branches nationales à travers le

    monde, souhaite promouvoir le sens des valeurs dans l’éducation. L’école

    doit jouer un role d’antidote par rapport à un vide spirituel, caractéristique de notre temps, spécialement dans les pays occidentaux, mais qui menace bien d’autres continents et univers culturels. Le message évangélique

    d’amour, de justice et de paix, la culture chrétienne, n’ont pas à se mefier du développement scientifique et technique. L’enseignement catholique

    a dans sa mission de rappeler l’intériorité comme salut de l’homme. Quand

    on laisse la vie se développer sans référence explicite à un absolu, l’etre

    humain devient un objet facilement manipulé par des idéologies de toutes

    sortes, politiques, scientifiques et meme religieuses.

    C’est également dans le cadre du débat général que le Père François

    Coudreau, au nom du Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE),

    s’est préoccupé de l’orientation des programmes d’éducation à l’UNESCO. Il

    souhaité que l’on s’intéresse davantage aux enfants dans la période prépubertaire et que l’on prenne en compte les apports de la psychologie génétique éclairant ce premier age. Abordant la préparation de la décennie mondiale du développement culturel, il s’est interrogé sur la portée qu’elle

    pouvait avoir sur les enfants : que faut-il cultiver? cultiver l’homme,

    c’est donc d’abord libérer en l’enfant le dynamisme de l’esprit pour lui

    permettre de devenir apte à exercer ses droits. La défense des droits de

    l’homme commence par l’aptitude de l’homme à les exercer. Il faut "dégager

    les valeurs universelles de base qui fonderont en l’enfant la fierté d’etre

    un homme, le gardant ainsi de tous les racismes et de toutes les discriminations, et permettant à ’’la’’ culture d’etre principe de communion sousjacent à la riche pluralité ’’des’’ cultures.

    Il a insisté sur l’importance décisive de la famille : "les modes de vie

    des hommes dans les sociétés modernes permettent-ils à l’enfant le bénéfice

    de cette plus-value culturelle de l’amour?". Le BICE souhaite que l’UNESCO

    intensifie sa réflexion sur "les relations vitales entre la famille et la

    culture". (apic/ccic/be)

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