Paris: 170 religieuses en congrès (100292)
pour la vie religieuse apostolique
Paris, 10 février(APIC) 170 religieuses se sont réunies récemment à Paris
pour réfléchir sur le thème: "Paris: 170 religieuses en congrès (100292)
pour la vie religieuse apostolique". Convoquées à l’initiative du service
de la tutelle de la Conférence des Supérieures majeures de France (CSM),
les religieuses se sont surtout interrogées sur le rapport de leurs congrégations avec les autres partenaires de l’enseignement catholique.
L’enseignement catholique en France groupe 95% des écoles de "l’enseignement libre", le reste étant constitué d’écoles juives ou non confessionnelles. Pour qu’une école soit reconnue comme un établissement catholique,
elle doit obligatoirement être soumise à la "tutelle" d’une congrégation.
Ce système a été instauré en 1978, date à laquelle les congrégations ont
constaté que de nombreux facteurs extérieurs ne leur permettaient plus
d’envisager l’avenir de leurs écoles sans un concours extérieur. Dès 1959,
les écoles qui le désiraient pouvaient être liées à l’Education Nationale
par un "contrat d’association".
En 1984, de nombreuses manifestations dans toute la France ont abouti au
retrait de la loi Savary. Dès lors, l’enseignement est toujours régi par la
loi Debré de 1959. Cette loi n’est plus adaptée à la situation actuelle.
Elle ne fait mention par exemple ni des documentalistes, ni des psychologues scolaires. Le système de subventionnement n’est pas adéquat non plus.
La crise de l’enseignement
Actuellement, le problème de l’enseignement, c’est l’énorme proportion
d’enfants en situation d’échec scolaire. Et cela dès les classes primaires.
Cette question demeure un grave défi pour le système éducatif français.
Deux tendances se dégagent: ceux qui disent: "Il faut donner une formation
de l’esprit, une culture pour rendre l’élève capable de s’adapter. Les entreprises fourniront la formation spécifique". A l’opposé d’autres préconisent "la création de liens entre l’école et l’entreprise."
Quel est le rôle de l’enseignement catholique dans cette situation? Et à
l’intérieur de l’enseignement catholique, quel rôle les Congrégations religieuses sont-elles appelées à jouer? Le Père Cloupet, secrétaire général de
l’Enseignement catholique, a précisé: "L’école catholique est un service
d’intérêt national. Elle présente une alternative, elle brise le monopole
éducatif et elle est bonne pour l’enseignement public". Cinq éléments de
base devraient, selon le Père Cloupet, orienter l’école catholique: "Accueillir les jeunes tels qu’ils sont, pratiquer une pédagogie de l’émerveillement; promouvoir la soif de vérité; éduquer le jugement personnel;
inclure la dimension religieuse dans le champ culturel pour évangéliser les
cultures nouvelles". Le caractère propre vise donc "un humanisme chrétien".
Comment les congrégations se situent-elles dans l’élaboration du projet
éducatif? Plusieurs intervenants ont tenté de cerner la question. Le charisme de chaque congrégation se traduit en effet par une manière de vivre
et d’aborder les problèmes aussi bien que les élèves. L’enseignement catholique se veut au service des jeunes dans une pédagogie qui porte le souci
de la transcendance, afin de les ouvrir à la dimension spirituelle. (apicecl/mp)