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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    défont pays et empires et que l’on revient à des frontières plus ethniques

    Paris, 10octobre(APIC) A l’aube du 3e millénaire, alors que se font et se

    que politiques, l’Académie Hillel invitait mercredi 9 octobre à une leçon

    d’histoire. Dans le grand amphithéatre de la Sorbonne à Paris, des maîtres

    à penser des trois grandes religions monothéistes se sont exprimés devant

    un auditoire de près d’un millier de personnes. Le cardinal Decourtray,

    primat des Gaulles, le représentant du Cheikh Tadjini Haddam, recteur de

    l’Institut musulman de la Mosquée de Paris, les rabbins Josy Eisenberg et

    René-Samuel Sirat ont tour à tour pris la parole pour dégager une "leçon de

    l’histoire: hier, aujourd’hui et demain".

    Un thème d’actualité en ces mois qui précèdent la commémoration de l’expulsion des juifs d’Espagne en 1492. Un événement qui, si l’on en croit les

    propos du rabbin Sirat a "marqué le judaïsme aussi bien que les musulmans".

    "Il faut actualiser les événements tragiques du passé pour en tirer une leçon pour le présent" a-t-il ajouté.

    C’est par ce thème de la mémoire que le cardinal Decourtray a ouvert son

    exposé. "Tu te souviendras...tu feras mémoire est un commandement pour tous

    ceux qui entendent l’appel d’Abraham, juifs, chrétiens et musulmans". Face

    à l’antisémitisme renaissant il a rappelé les paroles que Jean Paul II

    avait adressées au "petit reste" de la communauté juive polonaise le 14

    juin 1987. Les juifs sont la voix de mise en guarde salvatrice de l’humanité. Il sont les héritiers de l’Election à laquelle Dieu est fidèle". Il

    faut, a-t-il poursuivi "connaître pour éviter que ça ne se reproduise".

    Pour le représentant musulman, 1492 a sonné l’heure de la "fin des religions". "Sous prétexte d’évangéliser on a commis des génocides" a-t-il

    ajouté. Il faut tirer les leçons de l’histoire, "les fils d’Abraham doivent

    prendre dans l’histoire la raison de leur vie", sans pour autant se fixer

    dans l’histoire. Pour les musulmans venus en dernier dans la Révélation, la

    diversité des peuples, nations, couleurs de peau...est volonté de Dieu et

    non des hommes. Mais la réponse de l’homme, tout au moins en France et en

    Europe, a été la "racification de la religion". C’est le mal par excellence

    parce qu’il va à l’encontre de la Torah, de l’Evangile et du Coran qui proclament: "mon frère humain est de toutes les couleurs" a conclu l’orateur.

    "Le judaisme est un morceau du passé tombé dans le présent". En ouvrant

    ainsi son intervention, le rabbin Josy Eisenberg exprimait le rapport du

    Peuple juif à l’histoire et par là à la mémoire. Une histoire vieille de

    4000 ans pour un peuple qui en est à son "quatrième exil". Une histoire où

    la coexistence avec le reste de l’humanité a connu l’échec "des réussites

    sporadiques", le traumatisme de la Shoa et le triomphe du Sionisme. Mais

    finalement a conclu Josy Eisenberg "la plus grande leçon de l’histoire

    c’est que le monde n’a pas intégré les leçons de l’histoire. Il y a deux

    perversions: l’idolâtrie et la haine entre les communautés".(apic/ecl/ap)

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