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    Carences gouvernementales: une enseignante ferme sa classe

    Paraguay: La famine empêche les enfants de suivre une scolarité normale

    Asuncion, 20 octobre 2004 (Apic) A cause de la faim, les enfants de la ’Region Occidental’ du Paraguay sont contraints de délaisser l’école. Face aux carences alimentaires, une institutrice a choisi de fermer sa classe. Pour dénoncer le manque de moyens. Les autorités disent ne rien savoir.

    "Je n’ai pas le coeur de demander à mes enfants de continuer à venir en classe et de faire leurs devoirs. La plupart d’entre eux arrivent sans avoir mangé et nous, enseignants, nous nous sentons totalement impuissants". Ce cri de détresse, publié par le quotidien "Ultima hora", est celui d’Amanda Ramírez, enseignante à l’institut élémentaire Sanapana et Karanda’y Puku, dans le district de Presidente Hayes.

    Comme chaque année, quand la sécheresse arrive dans les départements de la ’Región Occidental’ du Paraguay, en particulier dans le Chaco, la famine touche surtout les enfants, obligeant les maîtres d’école à terminer les cours bien avant la fin de l’année scolaire.

    "Ma classe compte 35 élèves mais seuls une dizaine viennent en cours. Ils sont affamés et n’ont aucun intérêt pour les études. Les autres sont avec leurs parents, à la montagne, à la recherche de nourriture", commente l’institutrice. Qui ajoute: "Les enseignants ne sont pas très en forme non plus. Nous pensons d’ailleurs que 10 ou 11 mois d’école sont franchement trop pour des enfants qui ne mangent jamais à leur faim".

    En cause: les carences de l’Etat

    Interviewée par Ultima hora, la secrétaire de l’éducation de la région du Haut Paraguay, Teodolina Díaz, a affirmé ne pas être au courant de la situation alimentaire des enfants indigènes de la Región Occidental. "Je n’ai pas été informée de tels faits. Je rappelle cependant aux professeurs qu’ils doivent terminer le programme scolaire, comme le dit le ministère".

    Aristides Gomez, directeur du Comité d’urgence nationale, organisme chargé de fournir une assistance à la population touchée par la sécheresse, a pour sa part plusieurs fois fait part de l’insuffisance des aides alimentaires, affirmant que "les fonds octroyés par le ministère du Trésor sont insuffisants". (apic/ulho/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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