Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Les évêques attendent avant de juger le nouveau gouvernement

    Paraguay : l’Eglise espère améliorer ses relations avec l’Etat (070289)

    Asuncion, 7février(APIC) C’est avec un "optimisme prudent" que l’Eglise

    catholique au Paraguay juge le nouveau gouvernement qui s’est installé à la

    tête de l’Etat après le renversement du dictateur Alfredo Stroessner. Les

    évêques espèrent une nette amélioration des relations entre l’Eglise et

    l’Etat qui étaient "très mauvaises et très tendues" dans les derniers mois

    du régime de Stroessner.

    Mgr Ismael Rolon, archevêque d’Asuncion, a déclaré qu’il avait de

    "grands espoirs" que le nouveau gouvernement du général Andres Rodriguez

    entreprenne des réformes. Le général Rodriguez a d’ailleurs annoncé des

    élections générales pour le 1er mai prochain. Il a également annoncé la

    levée de l’interdiction des partis politiques, à l’exception du parti communiste. L’opposition - qui était jusque-là muselée - affirme que le délai

    qui lui est laissé pour faire campagne est trop court.

    Les évêques ont d’autre part estimé que le nombre des victimes des combats entre partisans et adversaires du dictateur déchu donné par la presse

    est "fortement exagéré". Les journaux ont parlé de 300 morts. Ils ont cependant également mis en doute les chiffres officiels de 17 victimes du

    putsch. Notons que l’Eglise catholique au Paraguay, plutôt modérée, a fait

    l’objet ces derniers mois de violentes attaques de la part du régime de

    Stroessner, qui n’hésitait pas à la qualifier de "subversive". L’Eglise

    avait vainement tenté ces dernières années de chercher le dialogue avec le

    pouvoir à travers la mise sur pied d’un "Dialogue National", mais le

    général Stroessner était resté sourd à tous les appels à la libéralisation

    de la plus vieille dictature d’Amérique latine.

    Pas de liberté sans participation

    Lors de sa visite au Paraguay en mai 1988, le pape avait consacré une

    rencontre avec les "constructeurs de la société", c’est-à-dire tous ceux

    qui sont actifs dans le monde de la culture, de l’éducation, de l’entreprise et de la politique. Cette initiative n’avait pas été du goût des autorités et avait suscité un vif débat avec l’épiscopat paraguayen. Le pouvoir

    aurait aimé annuler cette rencontre "pour des raisons de sécurité", mais

    surtout parce que se trouvaient parmi les invités "des éléments subversifs", c’est-à-dire des membres de l’opposition. Le pape avait à cette occasion rappelé qu’"on ne peut parler de vraie liberté et encore moins de

    démocratie là ou il n’y a pas de participation réelle de tous les citoyens

    aux grandes décisions qui concernent la vie et l’avenir de la nation".

    (apic/kna/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus