Avec sa nomination en juillet 2018 comme le préfet du Dicastère pour la communication du Vatican, Paolo Ruffini est devenu le premier laïc à diriger un "ministère" du Saint-Siège. Le journaliste italien affirme ne pas se sentir comme un "mouton noir" au sein de l'institution, tout en rappelant que les laïcs ne sont pas seulement "les techniciens de l’Eglise".
Selon ce journaliste
palermitain né en 1956, qui a exercé de hautes fonctions dans des chaînes de
radio et de télévision italiennes, l'Eglise doit dépasser certaines conceptions
du passé pour comprendre que le laïc n'est pas seulement celui qui lui apporte des
"fonctions" ou un "professionnalisme" concrets.
"Tous Eglise en vertu du baptême"
Dans une interview
accordée au média espagnol vidanuevadigital.comle 3 janvier 2020, Paolo Ruffini rappelle que "ce qui nous unit tous,
c'est le baptême. Nous sommes tous Eglise sur la base de ce sacrement". On
évite ainsi de tomber dans l'erreur de penser que les laïcs ne sont que des
techniciens, lance Ruffini, invitant finalement d'autres laïcs à oser aussi
faire un pas en avant pour "assumer leurs responsabilités".
Quand le pape François
lui a demandé d’occuper la fonction de chef de dicastère qui coordonne les
médias du Vatican et le Bureau de Presse, l’Italien reconnaît avoir douté un
instant de sa légitimité en tant que laïc. "Je me suis demandé s'il était prévu
que cette fonction puisse être occupée par un laïc". Il s’est ensuite
ravisé presque immédiatement, se rappelant que les laïcs étaient peut-être trop
habitués au grand alibi que leur responsabilité était relative, "étant
donné que le clergé passait toujours en premier". (cath.ch/vidanueva/be)