Panama, 29décembre(APIC) Dans "le cas Noriega", l’Eglise catholique est
visiblement sous pressions. Le président des Etats-Unis, George Bush, a déclaré au Texas : "Je veux voir le général Noriega au tribunal parce qu’il a
empoisonné les enfants de notre pays". Le nouveau gouvernement panaméin,
avec son président Guillermo Endara a entre-temps fait appel au pape pour
qu’il n’accorde plus sa protection au dictateur en fuite. Noriega est un
criminel, coupable de n’avoir pas respecté les droits de l’homme. L’Eglise
devrait le jeter à la rue, a déclaré le nouveau président après une
rencontre svec le nonce apostolique de Panama, l’archevêque José Sebastian
Laboa. De nombreux diplomates mais également le peuple panaméin ont exigé
l’extradition du général Noriega, dont l’implication dans le commerce
international de la drogue a entraîné l’invasion militaire américaine.
La nonciature apostolique dans la capitale panaméene est depuis quelques
jours encerclée par des militaires américains. Les soldats controllent
chaque auto, même celles de la nonciature, ceci pour empêcher que Noriega
se rende dans un aéroport et quitte le pays.
Le peuple panaméin est en colère et font savoir de plus en plus
fortement ce qu’il pense de "l’homme fort". "Meutrier du peuple panaméin",
"Justice oui, asile non", font parties des termes employés contre
Noriega. Les médias utilisent également contre l’Eglise un langage toujours
plus pointuet ils accusent le nonce de complicité.