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    Résistance du clergé et démission d’un ministre

    Pakistan: Modernisation des 10’000 écoles coraniques du pays

    Islamabad, 8 août 2002 (APIC) La volonté du gouvernement pakistanais de moderniser les 10’000 écoles religieuses que compte le pays provoque des tensions dans les milieux islamistes. La démission cette semaine du ministre des Affaires religieuses du Pakistan, Mahmood Ahmed Ghazi, serait due à ce projet du président Pervez Musharraf, selon la presse pakistanaise.

    En juin dernier, le gouvernement militaire avait demandé à ces "madrasas" de se faire enregistrer officiellement dans les six mois, sous peine de fermeture. Mahmood Ahmed Ghazi s’est fait remarquer par son appui public aux militants islamistes qui combattent contre la présence indienne au Cachemire, qualifiant leur lutte de "djihad" (guerre sainte) en accord avec les enseignements du prophète Mahomet.

    Le ministre pakistanais serait opposé aux efforts du gouvernement pakistanais de modifier les branches enseignées par les écoles coraniques, qui devraient également inclure les mathématiques, les sciences et l’anglais. Les leaders religieux sont très réticents face à l’introduction de ces nouvelles matières.

    Nombre de "madrasas", qui scolarisent un tiers des enfants du pays, n’offrent que l’enseignement du Coran. Certaines d’entre elles sont accusées d’être le berceau des fondamentalistes musulmans. Beaucoup de Talibans réfugiés au Pakistan ont reçu leur formation dans ces écoles coraniques. (apic/orj/bbc/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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