Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Vers une interprétation plus rigide de la sharia ?

    Pakistan : crainte des catholiques après la mort de Zia ul-Haq (210888)

    Islamabad, 21août(APIC/CIP) Après la mort mercredi dernier de l’homme

    fort du Pakistan, le général Mohammed Zia ul-Haq, la petite minorité catholique du pays craint que ses successeurs n’adoptent une interprétation plus

    rigide de la "sharia", la loi islamique, menaçant ainsi sa présence dans ce

    pays à l’islam militant.

    La mort du dictateur pakistanais place le Pakistan devant une série

    d’incertitudes, pas seulement sur le plan politique, mais aussi sur le plan

    religieux. Zia ul-Haq, qui a annoncé l’instauration avec effet immédiat de

    la "sharia", avait en même temps garanti le respect des minorités religieuses. La "sharia" prévoit l’application des principes du Coran dans tous les

    secteurs de la vie sociale et politique. Le général Zia avait cependant tenu à rassurer les minorités religieuses telles que les hindous (1,3 % de la

    population) et les chrétiens (1,4 %, soit plus d’un million) en affirmant

    que leurs droits seraient respectés.

    Tristesse chez les chrétiens

    Dans une interview accordée à Radio Vatican, le Père Lawrence Saldanha,

    porte-parole de l’Eglise catholique au Pakistan, relève qu’il y a pour le

    moment une atmosphère de stupeur, de désappointement et de tristesse parmi

    la population. "Nous chrétiens, affirme-t-il, éprouvons de la tristesse

    pour la mort du président, parce que le président Zia, malgré son vaillant

    soutien à la religion et à la loi islamiques, a toujours été loyal et équilibré dans son attitude envers les minorités et les chrétiens; il n’a jamais montré d’animosité à leur égard".

    Le P. Saldanha ajoute que quand le chef de l’Eglise catholique a fait

    remarquer que les chrétiens s’inquiétaient de la proclamation de la religion musulmane comme religion d’Etat, le président répondait qu’il n’y avait pas de raison de s’inquiéter, vu qu’il était là. Il affirmait qu’il

    garantirait que la "sharia" ne serait pas interprétée de manière déloyale

    et restrictive envers les chrétiens. Et en effet, le décret qui fait de l’islam la religion d’Etat au Pakistan, relève le Père Saldanha, prévoit

    qu’il n’y aura pas de discriminations injustes envers les minorités. "Maintenant, dit-il, nous sommes préoccupés et inquiets parce que le président

    Zia n’est plus; la loi pourrait être appliquée à la lettre contre nous et

    tout dépendra de qui interprètera la loi". (apic/jt/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus