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    Paderborn, au

    Paderborn,23juin(APIC) En recevant samedi les évêques allemands à

    terme de sa première journée de visite en Allemagne, Jean Paul II les a

    exhortés à relever les manches. Il considère qu’ils ont un rôle de premier

    plan à jouer, car la réunification est dans un seconde phase: elle passe

    des problèmes strictement politiques ou économiques aux questions morales

    et spirituelles. Dans cette ligne, le pape pense que les évêques ne doivent

    pas trop s’arrêter "aux questions secondaires posées sur l’Eglise dans

    l’opinion publique".

    Il vise là, sans le dire, le mouvement de la contestation, "Nous

    sommes l’Eglise" qui a réuni 1,8 million de signatures en vue d’une

    réforme du mode de gouverner l’Eglise et de son enseignement en matière de

    morale sexuelle. "On ne peut pas s’attendre à ce que les gens

    s’enthousiasment pour l’Eglise et trouvent en elle la joie de la foi,

    observe Jean Paul II, si des questions qui sont de nature et d’importance

    secondaires sont posées au centre des préoccupations des fidèles avec les

    apparences d’une argumentation objective et concrète, et selon des méthodes

    d’instrumentalisation".

    Une contestation qui aura été plutôt discrète à Paderborn le jour de la

    visite du pape. Les jours précédents de cette visite, un cycle de

    conférences organiées par le mouvement "Nous sommes l’Eglise" aura vu,

    entre autres, la prise de position du théologien Eugen Drewermann, résidant

    à Paderborn, et l’avant-veille, une conférence de presse du même

    professeur sur son dernier livre -le 60e - intitulé "Jésus de Nazareth".

    Son analyse diverge radicalement de celle de Jean Paul II qui devant

    les évêques allemands considère que le problème de fond de l’Allemagne

    n’est pas la sécularisation mais celui d’une nouvelle Allemagne qui a soif

    de Dieu: un nouveau besoin apparaît de plus en plus clairement, estime Jean

    Paul II, un besoin très personnel, qui est une nécessité intérieure

    pressante pour une communication ayant un sens spirituel, ethique

    et religieux".

    Jean Paul II estime en effet que ce pays entre dans la deuxième phase

    de la réunification, une fois que sont absorbées les questions relatives

    "aux conditions de vie extérieures". C’est ainsi que les évêques ne

    doivent pas se concentrer

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