Rome, 22 septembre (APIC/CIP) Mardi matin 22 septembre s’est ouvert au
Vatican le quatrième Synode de l’Eglise catholique dUkraine, sous la
présidence du cardinal Myroslav Lubachivsky, archeveque majeur de Lwow des
ukrainiens et en residence à Rome. Le theme principal des travaux du synode
est le millénaire du ’’bapteme’’ de l’Ukraine, ou si l’on veut, de la
christianisation de la ’’Rous’’, ancien nom du territoire dont Kiev est
restée la capitale. Il sera également question de la réforme du droit
canonique en vigueur pour les Eglises orientales. Ce synode se conclura le
30 septembre.
Autour du cardinal Lubachivsky sont réunis à Rome seize éveques,
provenant tous des pays ou vivent en exil deux des sept millions de
catholiques ukrainiens. Il y a donc des éveques venus du Canada,
d’Australie, de France, d’Allemagne fédérale, de Grande-Bretagne, du Bresil
et d’Argentine. Le dissident soviétique ardent défenseur catholique
ukrainien des droits de l’homme, Joszef Terelja, récemment libéré après 17
ans de camp et expulsé d’Union soviétique, a révélé son intention de se
rendre à Rome, à l’occasion du Congrès des laics catholiques ukrainiens. Ce
dernier a débuté le 21 septembre.
Une Eglise catholique du silence
L’Eglise catholique d’ukraine est toujours contrainte de vivre dans
l’ombre sinon dans la clandestinité. Les cinq millions de fidèles restés au
pays ne peuvent professeur ouvertement leur foi. En 1946, Staline annexa
artificiellement et arbitrairement cette Eglise catholique fidèle à Rome d’ou son nom d’uniate - à l’Eglise orthodoxe de Russie. la persécution,
terrible à l’époque, n’a pas cessé aujourd’hui. La figure du cardinal
Joseph Slipyj, ancien archeveque de Lwow pour les ukrainiens, est devenue
un symbole du martyre de toute une Eglise. Le cardinal est décédé il y a
deux ans à Rome, apres avoir passé la fin de sa vie en exil. Il avait subi
auparavant trente ans d’emprisonnement.
Les catholiques ukrainiens demandent une reconnaissance officielle
Le Synode de l’Eglise catholique d’Ukraine se conclura le 30 septembre.
en aout dernier, deux éveques dont le vrai nom n’a été révélé qu’alors,
ainsi que 23 pretres et 174 laics catholiques vivant en Union sovietique
avaient lancé un appel aux autorités du Kremlin pour qu’elles reconnaissent
l’existence de l’Eglise catholique d’Ukraine et mettent un terme aux
mesures de discrimination et de répression dont ses membres font l’objet.
(apic/bdc/cr)