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    Alarme au camp de Pabo

    Ouganda: Les moyens manquent face à l’extension du virus Ebola

    Rome, 23 octobre 2000 (APIC) "Nous sommes à court de blouses et de draps jetables et nous devons maintenant acheter très cher du lait pour les nouveau-nés de femmes atteintes du virus Ebola.". Le Frère Elio Croce, missionnaire combonien et responsable technique du St Mary’s Hospital de Lachor, au nord de l’Ouganda, a lancé aujourd’hui cet appel auprès de l’agence Misna. L’alarme est grande au camp de Pabo, où quatre malades ont été identifiés parmi les 40.000 réfugiés qu’il abrite.

    "Nous sommes en train d’installer un centre d’assistance pour les tout petits, que nous confierons à nos infirmières. Nous devons aussi faire face au problème des fosses pour enterrer les cadavres, poursuit Frère Croce.

    Il est difficile de trouver des lieux de sépulture et il faut payer des volontaires pour creuser les fosses et enterrer les morts. Les personnes hospitalisées sont maintenant au nombre de 57. 15 patients sont sortis, considérés comme cliniquement guéris, précise MISNA. "Les cas d’Ebola, continue Frère Croce, se sont désormais étendus hors de Gulu, comme à Opit (à 40 kilomètres), Pabò (à 30 kilomètres) et Atiak (à 80 kilomètres), où il est urgent d’ouvrir un centre de soins. Le premier cas d’Ebola à Opit a été repéré samedi dernier: il s’agit d’une adolescente de 14 ans originaire de Lokwir, localité voisine de la mission. En ce qui concerne la camp de réfugiés de Pabo, où quatre malades ont été identifiés parmi les 40.000 civils présents, nous sommes en train de mettre sur pied un dispensaire avec le peu de matériel dont nous disposons".

    Pendant ce temps, à l’hôpital de Lachor, les experts américains du "Center for Diseases Control" (CDC) d’Atlanta ont effectué des prélèvements de sang sur les patients. "Nous attendons de connaître les résultats - reprend Frère Croce - ainsi, nous saurons combien de malades sont effectivement contaminés par l’Ebola". Lachor a été choisi par l’Organisation mondiale de la santé et par l’Institut supérieur de la santé italien comme centre pilote de lutte contre le Sida. Il est maintenant en première ligne pour la lutte contre la fièvre hémorragique Ebola. (apic/misna/mjp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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